La magistrate Meenakshi Gayan-Jaulimsing, siégeant en Cour de Rose-Hill, a accordé le bénéfice du doute à une présumée bookmaker qui opérait dans un restaurant familial à Quatre-Bornes. Selon la magistrate, les articles saisis au restaurant, des fiches de paris sur des matches de football et une somme de Rs 3 100, n’étaient pas reliés à l’accusée.
Il était reproché à l’accusée d’opérer comme bookmaker sans avoir de permis en violation des articles 134 (1) (b) et 154 de la Gambling Regulatory Act. Selon l’acte d’accusation, l’accusée, qui travaille à temps partiel dans un restaurant à Quatre-Bornes, géré par son père, opérait comme bookmaker sans permis. Les constables Poché, Ramsaha et Panchoo, qui ont fait un contrôle des lieux, ont constaté la présence de parieurs à l’intérieur du restaurant devant un comptoir. Sur l’un des parieurs, les constables avaient saisi des fiches de paris sur des matches de football. Selon les constables, les personnes présentes devant le comptoir avaient affirmé qu’elles pariaient sur des matches de football. Les policiers ont alors demandé à l’accusée si elle avait un permis pour opérer comme bookmaker, mais elle n’avait pas répondu, soutient le constable Panchoo. Cependant, les constables n’ont pas été en mesure de confirmer si les feuilles de paris et la somme d’argent saisis appartenaient à l’accusée. De plus, ils ont concédé ne pas avoir entendu la teneur des conversations entre l’accusée et les présumés parieurs pour confirmer qu’elle opérait bien comme bookmaker.
Dans son jugement, la magistrate note que les personnes arrêtées pour avoir participé à des paris illégaux dans le restaurant avaient nié avoir pris les paris au restaurant avec l’accusée, affirmant qu’ils étaient venus acheter des boissons et à manger. Selon les présumés parieurs, les constables les ont emmenés au poste de police et leur ont demandé de signer un papier sans en connaître le contenu. De plus, la magistrate a statué que les fiches de paris saisies au restaurant auraient pu être envoyées à un expert pour confirmer si l’écriture est celle de l’accusée, ce qui n’avait pas été fait. La magistrate a ainsi accordé le bénéfice du doute à l’accusée.