Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) entreprend actuellement une série des travaux d’infrastructures, dont un des projets phare est la construction d’une tour de parking pouvant accueillir 900 véhicules, afin de résoudre les problèmes de stationnement, notamment celui du parking sauvage, un phénomène devenu courant et lourdement déploré depuis quelques années déjà.
À la Cybercité d’Ébène, le parking sauvage est devenu presque un phénomène normal, du moins pour les automobilistes. Les terrains vagues sont devenus le premier choix des automobilistes pour se garer avec certains qui vont même jusqu’à se trouver une place sur les bretelles menant vers l’autoroute, sur les pelouses ou encore les trottoirs. Ce qui cause un lot d’inconvénients : vols, insécurité, pagaille et eyesore dans une cité moderne comme Ébène.
En dépit des aires de stationnement opérées par le privé, il s’est avéré que ceux qui travaillent à la Cybercité hésitent à mettre la main à la poche pour la location d’une place de parking, dont le prix mensuel peut varier entre Rs 1 200 et Rs 2 500 par mois. Les employeurs de la Cybercité n’offrent en effet pas toutes les facilités à leurs employés, et par conséquent certains estiment le coût de l’abonnement trop élevé.
BPML entreprend une série de travaux d’infrastructures pour résoudre le problème de parking sauvage à Ébène avec la construction de cette tour de 900 véhicules, dont les travaux sont exécutés par le consortium Laxmanbhai/Ireko. Pour combattre le parking sauvage, BPML a pris plusieurs autres mesures ; les interdictions de stationnement sont par exemple indiquées sur les artères principales par des doubles lignes jaunes. L’application de la loi est également renforcée par la présence de policiers. Selon BPML, cette série de travaux servira également à rendre le trafic à Ébène plus fluide.
Des travaux routiers seront également enclenchés. Il s’agira d’élargir les routes, les ronds-points, les passages piétons ou encore de construire des abribus. Ces travaux, confiés à Gamma Construction, devraient durer trois mois. Nombreux sont ceux qui sont d’avis que la Cybercité d’Ébène a été au départ « mal planifiée », avec des routes trop étroites et l’absence de trottoirs et de passages pour piétons, qui rend dangereuse la traversée, surtout aux heures de pointe. Les autorités procéderont également à l’attribution de noms aux rues de la Cybercité.
Depuis quelques années, Ébène est par ailleurs rongée par un autre phénomène, celui des marchands ambulants. À l’heure du déjeuner, il est très courant de voir des marchands de dholl puri, fruits ou briani, entre autres, garés n’importe où pour vendre leurs produits aux employés de la Cybercité. Certains n’hésitent pas à braver l’interdiction de stationnement. BPML indique qu’elle a demandé à la municipalité de Quatre-Bornes de sévir contre les marchands opérant illégalement dans la Cybercité.