Le VPM Ivan Collendavelloo a inscrit sa politique en matière énergétique dans l’esprit de celle préconisée par le gouvernement de sir Anerood Jugnauth avec Paul Bérenger comme ministre des Finance et Alan Ganoo comme ministre de l’Énergie. Les bases d’un programme de production énergétique pour les 20 prochaines années avaient alors été jetées avec les IPPs, les centrales charbons/bagasses. Tout avait été fait afin d’éviter le black-out. Il a déploré que, durant l’ère de Ramgoolam (« Navin Ramgoolam », a insisté sir Anerood Jugnauth), cette politique avait été débattue « sur une base de politique raciale ». Les IPPs avaient été critiquées en raison de la couleur de la peau de ses promoteurs. « Beaucoup de mal a été fait à la politique énergétique commencée en 2000 durant la Navin era », a-t-il insisté. Le gouvernement de Navin Ramgoolam « avait utilisé la démocratisation économique comme prétexte pour favoriser les petits copains, dont Nandanee Soornack, qui avait bénéficié d’un traitement spécial », dit-il. « La démocratisation économique était devenue une façon de se faire de l’argent par millions », a-t-il dit. Et de citer le dernier cas en date de la boutique hors taxe à l’aéroport, qui a vu le paiement de commissions s’élévant à des centaines de millions de roupies. À ce propos, il s’est interrogé sur la raison pour laquelle le leader de l’opposition a posé sa PNQ sur Mauritius Duty Free Paradise Ltd. Il a affirmé qu’il apportait son soutien aux ministres concernés dans leur quête de réunir des preuves afin d’aider la police. « Tout sera fait pour que l’argent transféré à l’étranger retourne à Maurice. »
Ivan Collendavelloo est revenu sur le projet CT Power et a évoqué la lettre reçue d’Avendus. Il a affirmé que ni le ministre des Finances ni lui-même ne reconnaissaient cette lettre comme une “letter of comfort”. Et de répéter la déclaration faite dans la matinée en affirmant : « I have considered the letter from Avendus and I  accordingly see no reason to alter the view expressed inmy reply to the Private Notice Question of the Honourable leader of the Opposition. » Il a maintenu qu’il recommandera l’abandon de ce projet au Conseil des ministres.
Ivan Collendavelloo a aussi parlé de l’importance de la protection de l’environnement et a rappelé le rôle joué par Maurice dans le cadre des Petits États insulaires en Développement (PEID), et qui avait débouché sur l’organisation d’une réunion des Nations Unies à Maurice et l’adoption d’une Mauritian Stratégie, devenue une référence en matière de développement. Or, a-t-il dit, le gouvernement de Navin Ramgoolam « a fait tout fait pour défaire tout ce qu’avaient fait les gouvernements de sir Anerood Jugnauth et de Paul Bérenger pour des raisons bassement politiques ». Il a déploré que le Premier ministre ait choisi de se rendre en Europe « pour des raisons personnelles, au lieu de diriger la délégation mauricienne aux Samoa ». Il a observé que des pays comme les Samoa, les Seychelles et d’autres aient « volé la vedette » à Maurice. Ivan Collendavelloo a expliqué qu’avec la collaboration du ministre de l’Environnement, Raj Dayal, « tout sera fait pour que Maurice retrouve sa place de leader des PEID. Dans ce contexte, il affirme que Maurice jouera un rôle de premier plan lors du sommet de Paris,  en décembre prochain, sur l’environnement.
Ivan Collendavelloo a aussi défendu la position du gouvernement par rapport au bureau du DPP et a estimé que les pouvoirs constitutionnels du DPP « n’ont jamais été remis en cause » par le gouvernement. Le leader du ML a finalement souhaité que l’opposition retrouve sa cohésion, car il est en faveur d’une opposition « solide » dans le cadre de la démocratie parlementaire.