La ministre de la Sécurité sociale exprime son inquiétude par rapport aux agressions physiques « très graves » dont sont victimes les personnes âgées. Et de citer le cas d’une femme de 70 ans retrouvée morte mardi dernier à son domicile avec des traces de blessures. « De telles agressions contre nos aînés doivent être la préoccupation de tout le monde. The protection of the elderly becomes thus a priority to secure their well-being », a déclaré Sheila Bappoo. Ce faisant, elle a annoncé des mesures préventives envisagées par son ministère afin de renforcer la sécurité des “senior citizens”, et en particulier ceux vivant seuls et, donc, « vulnérables ». Parmi ces mesures, la ministre fait état de l’introduction d’un système d’alarme, lequel serait non seulement destiné aux personnes âgées, mais aussi aux handicapés. Il y aurait ainsi, selon Sheila Bappoo, 650 personnes vivant dans cette situation et qui nécessiteraient une protection urgente. « We shall introduce personal alarm bracelets or pendants to the most vulnerable persons », a lancé Sheila Bappoo. Un comité au niveau de son ministère travaille actuellement sur la mise en pratique de cette mesure.  
Le ministère de la Sécurité Sociale revoit également la formule concernant le service médical à domicile à l’intention des “senior citizen”. Selon la ministre Bappoo, même si l’intention du gouvernement est « louable », le système en vigueur depuis les années 90 ne répond plus aux objectifs. D’où la décision du gouvernement de permettre à ceux qui le souhaitent d’opter pour un remboursement des frais encourus pour une consultation dans le privé.
Tout Mauricien ayant atteint 90 ans a en effet droit à la visite d’un médecin à domicile une fois par mois. Il en est de même pour les personnes ayant au moins 75 ans et ne pouvant se déplacer. A ce jour, quelque 7 250 personnes bénéficient de cette aide de l’Etat. « Over the years the Domiciliary Visit which was introduced with a noble intention, seems to have deviated from its original mission and is no longer customer-oriented and is far away from the objective of duty of care towards those beneficiaries », explique Sheila Bapoo. Quant aux dates pour les visites mensuelles, elles sont programmées largement à l’avance par la Medical Unit de son ministère.
Cependant, selon la ministre, les bénéficiaires « are often visited at times when they are not available or they do not require any medical assistance at that particular moment ». En outre, ce service médical n’est pas disponible dans les situations d’urgence, les personnes âgées devant alors, à leurs frais, recourir aux services de médecins du privé. Face à une telle situation, et dans l’esprit de « mieux servir les aînés », le ministère de la Sécurité sociale proposera donc, à la place de la visite à domicile d’un médecin de l’État, une somme de Rs 500, laquelle sera directement ajoutée à la pension mensuelle du bénéficiaire. A noter que cette mesure reste applicable sur une base « optionnelle » et permettra aux bénéficiaires, ajoute la ministre, de recourir au médecin de son choix quand cela s’avère nécessaire.