La Road Development Authority (RDA) comptera à partir de la mi-octobre un nouvel Officer in Charge en la personne du Dr Das Motanah. Cette décision intervient après une réunion du board de la RDA le 29 juin dernier. Le nouveau directeur percevra des revenus de Rs 275 000, à savoir un salaire mensuel de Rs 110 000 et un top-up allowance de Rs 175 000 en vue de le pousser à accepter ce poste sur une base contractuelle. C’est la réponse fournie par le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, suite à une interpellation parlementaire du député Osman Mahomed.
Le revenu annuel du nouvel Officer in Charge tournera autour de Rs 3 410 000 et, compte tenu du rapport Pay Research Bureau (PRB) 2016, sera 139 % plus élevé que celui du précédent General Manager. Das Motanah est un ingénieur actuellement basé à Londres. Il détient plus de 25 ans d’expérience dans le Project Management, le Strategic Management, et le Risk Management dans des projets d’infrastructures complexes. Il a notamment évolué dans des projets d’envergure tels que des chemins de fer, des autoroutes et des ponts. Das Motanah occupe actuellement le Head of Risk pour le programme d’infrastructure ferroviaire à grande vitesse, évalué à £50 milliards, au Royaume-Uni. Selon le ministre, l’ingénieur a exprimé le souhait de revenir à Maurice et il remplit les critères d’éligibilité sous le Mauritian Diaspora Scheme. Das Motanah détient un BTech (Hons) en Civil Engineering, Msc en Civil Engineering et Project Management, un PhD en Project Management (Risk & Value) et s’est vu décerner le Fellow of Institution of Civil Engineers en avril 2016. Il est de plus enregistré auprès du Council of Professional Engineers de Maurice depuis le 1er juin dernier.
Pour rappel, la décision de nommer un Officer in Charge est intervenue depuis que le poste du directeur général est vacant, soit le 14 août 2015. Deux exercices de recrutement ont eu lieu en août et décembre 2015, mais sans succès. Nando Bodha soutient que le gouvernement a la vision de moderniser le réseau routier et, avec les défis auxquels il doit faire face, l’organisme ne peut plus se permettre de continuer à opérer sans l’orientation d’une personne expérimentée et compétente. D’autant que, dit le ministre, les projets de la RDA doivent être de haute qualité, irréprochables, et livrés dans les délais imposés par les allocations budgétaires.