Une Remedial Unit dans chaque école primaire du pays verra bientôt le jour et se chargera de s’assurer que les enfants ayant des difficultés d’apprentissage soient identifiés dès la première année du cycle primaire pour une meilleure prise en charge. Selon la ministre de l’Éducation Leela Devi Dookun-Luchoomun, il est « crucial » d’identifier très tôt les élèves ayant des difficultés afin d’éviter des échecs ultérieurs.
La ministre de l’Éducation, des Ressources humaines et de la Recherche scientifique Leela Devi Dookhun a d’autre part confirmé, lors de son intervention, l’intention du gouvernement d’implémenter le “9 year schooling” dans le système éducatif au primaire. Le ministère de l’Éducation présentera bientôt un plan d’implémentation, lequel sera sujet à discussions avec les parties prenantes de l’Éducation avant son déploiement. En outre, l’éducation physique et les arts feront partie du cursus. Outre les aptitudes comme l’alphabétisation et le calcul, les enfants seront équipés de “life skills” tels les valeurs morales, éthiques et civiques, a souligné la ministre de l’Éducation.
Concernant le tertiaire, elle s’est dite « consciente de sa responsabilité » en tant que ministre pour « nettoyer la pourriture » au sein de ce secteur, surtout après les différents scandales ayant éclaté ces dernières années. La ministre n’a en effet pas mâché ses mots à l’égard de l’ancien ministre Rajesh Jeetah. « Le bilan de ce dernier, après quatre ans, est des moins honorables… Durant cette période, Rajesh Jeetah n’a fait que protéger ses proches. Aujourd’hui, il nous faut répondre de ses actes irréfléchis et irresponsables aux parents d’étudiants. Ces jeunes ont effectué en toute confiance des études à l’Eiilm. Leurs diplômes ne sont pas reconnus et ils ne savent plus à quel saint se vouer. Pire, ces parents ont dû s’endetter pour financer les études de leurs enfants et, aujourd’hui, ils se retrouvent engloutis sous des dettes de plusieurs millions de roupies. Alors que Rajesh Jeetah, en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, était mandaté en premier lieu pour faire respecter la législation régissant ce secteur, il n’a fait qu’aller lui-même à l’encontre des procédures établies. C’est inacceptable. C’est tout une nation qui est indignée », a déploré Leela Devi Dookhun. Selon elle, l’Eiilm University n’est qu’un exemple parmi d’autres car d’autres institutions ont été autorisées à dispenser des cours et à délivrer des diplômes sans avoir les accréditations nécessaires des universités internationales auxquelles elles sont affiliées.
Afin de relancer l’enseignement supérieur, la Quality Assurance Agency for Higher Education du Royaume-Uni procède actuellement à un audit du secteur tertiaire et soumettra bientôt son rapport final au ministère, a encore annoncé la ministre.