Le député MMM du No 20, Franco Quirin, s’interroge sur l’extension de la durée du Youth Empowerment Programme (YEP) sur deux ans. Ce programme vise à permettre aux jeunes diplômés de se préparer au monde du travail, avec notamment un stage en entreprise. Franco Quirin se demande cependant : « En étendant le stage sur deux ans, cela ne bloquera-t-il pas le recrutement au sein des entreprises ? Que feront ceux qui sont en attente d’un emploi ? Une telle initiative ne va-t-elle pas augmenter le chômage chez les jeunes ? »
Le député mauve est aussi d’avis qu’il faudrait encourager les degree holders à entrer dans la force policière. Pour cela, dit-il, il faut en faire une police « disciplinée et efficace ». Il a aussi plaidé pour que le recrutement se fasse dans la transparence et la méritocratie. Citant le cas de deux mandants qui n’ont pu se faire enrôler dans la force policière « parce qu’ils n’avaient pas de crédit en mathématique », il s’est interrogé sur la justesse d’un tel critère. Faisant référence à l’incident survenu à la gare du Nord la semaine dernière, où un policier avait été agressé par des jeunes, il a fait ressortir que l’uniforme ne force plus le respect. « Les calibres de certaines nouvelles recrues sont parfois source de dérision. » Il s’est ainsi demandé si les policiers avaient toujours un « training » physique régulier.
D’autre part, Franco Quirin invite les autorités à prendre des mesures pour que les patients sous méthadone ne se regroupent pas dans certains lieux publics, comme c’est le cas au kiosque de Chébel, après avoir reçu leurs doses. Dans la foulée, le député MMM a abordé la question des enfants de rue et a invité à prendre des mesures appropriées pour qu’ils ne deviennent pas des « adultes à problèmes ».
En ce qui concerne les administrations régionales, Franco Quirin a rappelé que le MMM est en faveur d’une nouvelle Local Government Act et de la municipalisation du pays. « Villes et villages doivent être sur un même pied d’égalité. »
Concernant le sport, le député mauve est d’avis qu’on ne peut parler de la professionnalisation du football sans s’intéresser à la base. Selon lui, le gouvernement devrait investir dans la formation des formateurs et des très jeunes « at grassroot level ». C’est ainsi, a-t-il soutenu, qu’ils pourront, par la suite, intégrer une académie. Le député s’est dit en faveur d’une professionnalisation du sport dans son ensemble. Il s’est dit aussi étonné que le gouvernement n’ait pas jugé utile de faire un audit des infrastructures sportives du pays, « dont la plupart sont dépassées ».