Tout en affirmant que le MSM votera en faveur de l’amendement constitutionnel, le député Nandho Bodha a beaucoup insisté hier sur le mécanisme que l’Electoral Supervisory Commission compte adopter pour allouer les sièges additionnels. Selon ses calculs, à partir de la formule qui est proposée dans le projet de loi, des communautés risquent d’être exclues du Best Loser System aux prochaines élections.
Pour l’intervenant, « il est inacceptable » qu’un candidat aux élections générales soit obligé de déclarer son appartenance ethnique et c’est « uniquement pour cette raison », a-t-il précisé, que le MSM votera pour l’amendement Constitutionnel. Cependant, il a exprimé ses réserves quant à la clause de la loi pour l’allocation des sièges additionnels aux meilleurs perdants en soutenant qu’elle « sera difficilement applicable », en faisant part à la Chambre des résultats de ses calculs sur la base de ce qui y est proposé. Il ajoute qu’il n’est pas le seul à être de cet avis et a ainsi fait allusion à plusieurs reprises dans son intervention à une interview de presse de Rama Sithanen, selon laquelle ce membre du comité Faugoo trouve qu’il serait mieux que les candidats déclarent leur appartenance ethnique « exceptionnellement » pour les prochaines élections « afin d’éviter des complications ». « Rama Sithanen, who is the guru of the dream team who have drafted this famous amendement, recommand to all candidates to declare leur appartenance ethnique exceptionnally for the next elections pour faciliter la chose. Rama Sithanen knows that we will have a lot of problem when implementing this paragraph. So what is the purpose of coming to National Assembly to remove la clause de l’obligation pour l’appartenance ethnique and at the same time asking candidates to declare l’appartenance ethnique on Nomination day », dit-il. Le député suggère qu’on adopte plutôt la formule de la nomination des best losers par ordre alphabétique afin d’éviter des problèmes.
Sur un ton beaucoup plus politique, le député du MSM fustige le Premier ministre pour « avoir tenu le pays en otage pendant plusieurs mois » à cause de la préparation du texte de loi pour la réforme électorale mais qui se fait toujours attendre au Parlement. « Le Premier ministre avait pris l’engagement de faire de cette réforme électorale sa priorité. Il a pris 600 jours pour présenter cet amendement dont nous débattons en ce moment. Le pays est en train de vivre une situation politique, économique et sociale très critique et nous ne voulons pas composer avec ce gouvernement », a-t-il affirmé.