Présentant le texte de loi plus tôt, le ministre a fait l’historique des observations météorologiques à Maurice, qui remontent à 1774. Il a aussi défini le rôle des services météorologiques et a expliqué avoir soumis le texte de loi aux services météo pour des commentaires.

Le texte prévoyait que le ministre puisse donner des instructions écrites. Selon lui, c’est le service météorologique qui a décidé que le ministre « pouvait donner des instructions non écrites ». Pour le ministre Sinatambou, le climat a « toujours suscité une fascination chez les gens, qui ont toujours cherché ce qui est à l’origine des changements météorologiques ». Cette fascination « transcende les cultures, les âges, les occupations », dit-il. « Tout le monde veut connaître la situation météorologique et, aujourd’hui, à travers le monde, les populations souhaitent avoir accès aux informations fiables des services météos », a-t-il expliqué.

Pour lui, aussi bien la situation météorologique que le climat « peuvent affecter la vie des gens » et « peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur le bien-être des gens et sur les économies ». Et de prendre l’exemple d’un “flash flood”, qui « peut entraîner la perte de vies et causer des dommages considérables » à l’économie. De la même manière, « les sécheresses affectent la vie des gens et les économies ».

Avec le développement économique, les prévisions météorologiques sont devenues « de plus en plus importantes », dont la création de services météorologiques dans pratiquement tous les pays, dit-il encore. Le ministre a également évoqué les problèmes découlant du changement climatique, qui sont à l’origine « de problèmes très graves, voire des désastres, dans plusieurs régions du monde », mettant en péril la sécurité alimentaire, en réduisant la disponibilité d’eau potable, qui provoque le déplacement des populations et des épidémies. Le ministre a expliqué que les services météorologiques de Maurice veulent opérer « dans le respect des normes fixées par le WMO ».

Il s’est par ailleurs réjoui que Maurice figure parmi les 18 pays au monde habilités à émettre des prévisions météorologiques maritimes. Il a insisté sur le fait que le projet de loi concerne « weather event and extreme weather event » et a, dans ce contexte, parlé des dégâts causés par le cyclone Dorian aux Bahamas. C’est dans ce contexte qu’il a émis la possibilité de donner des instructions non écrites aux services météorologiques. « On ne peut pas s’attendre à ce que je donne des instructions écrites en plein cyclone », a-t-il cependant observé. « De toutes les façons, les instructions peuvent être mises sur papier par la suite. »

Par ailleurs, il a aussi souligné que la Constitution « définit clairement » le territoire de Maurice, qui comprend Maurice et les autres îles.