L’intervention du député de Rodrigues, Jean Buisson Leopold, dans le cadre des débats sur le discours-programme, a été marquée par une sortie contre le PMSD.

Pour lui, le PMSD, seul parti national qui a présenté des candidats à Rodrigues lors des élections générales, « n’a rien compris » de l’autonomie. Il a dénoncé le leader du PMSD, qui avait déclaré que si son parti arrivait au pouvoir, « il apporterait des changements concernant l’administration de Rodrigues ».

Il s’est longuement étendu sur la signification de l’autonomie, qui tient en ligne de compte la spécificité de Rodrigues et qui donne aux Rodriguais leur dignité en prenant en main l’administration de leur île. « Rodrigues n’est pas une dépendance de Maurice, mais fait partie intégrante de la République de Maurice. »

Il a expliqué comment, grâce à l’autonomie, Rodrigues, « au lieu d’agir comme assisté, est en mesure de définir ses priorités ». Ce qui permet au gouvernement local d’utiliser « judicieusement » le budget mis à sa disposition par le gouvernement mauricien, dit-il.

Il a remercié le Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour « l’intérêt personnel qu’il porte au développement de Rodrigues ». Il a été applaudi par les parlementaires de la majorité lorsqu’il a affirmé que les Rodriguais « will not let any alien coming from outside to intervene in the administration of Rodrigues ».

Répondant au député de Rodrigues, Saleem Abbas Mamode a soutenu que « c’est le PMSD qui est à la base du développement » à Rodrigues. « Sans le PMSD, vous ne seriez pas au Parlement », a-t-il dit, soulignant que le PMSD est « le porte-parole de 27% de la population rodriguaise ».

Commentant le discours-programme, le député a passé en revue différents secteurs et a plaidé pour que les travailleurs des circonscriptions Nos 2 et 3 puissent avoir une priorité en ce qui concerne les emplois dans le port. Il a souhaité que le gouvernement travaille « plus étroitement » avec les autorités locales dans plusieurs domaines, dont les loisirs et le tourisme.

Au chapitre de l’éducation, il a souhaité que la formation professionnelle soit revalorisée et « ne soit pas qu’un refuge pour ceux qui n’ont pas réussi sur le plan académique ». Il a finalement lancé un appel au gouvernement pour qu’il soutienne la cause palestinienne.

Auparavant, le Deputy Speaker Zahid Nazurally avait pris la parole pour expliquer que le gouvernement, qui est au pouvoir depuis 2014, « a tenu sa parole en réussissant à réaliser une série de projets », dont celui du métro.

Le ministre Sunil Bholah, lui, est revenu pour sa part sur les élections générales et a observé que « c’est le citoyen qui décide du destin du pays, et pas le contraire ». Selon lui, le leader du PTr, « qui avait cherché refuge dans la circonscription », a essuyé une nouvelle défaite. « En fin de compte, alors qu’il a préconisé la rupture, c’est la population qui a décidé de rompre définitivement avec lui. »