Le jaune est associé à la jeunesse. Elle représente l’espoir et l’avenir. Dans le cadre des 50 ans de l’indépendance, des jeunes disent leurs rêves en répondant à nos questions.

Diksha Cahanoo-Mahadawo : “L’éducation et la technologie pour grimper les échelons”

Secrétaire administratif dans un collège d’État, Diksha Cahanoo-Mahadawo rêve d’une île Maurice où toutes les couches sociales pourront grimper les échelons plus rapidement grâce à l’éducation et à la technologie.

Par ailleurs, Maurice doit faire face au changement climatique. Un phénomène qui a entraîné des dégâts en ce début d’année. “Pour freiner les dégâts, nous devons cesser de polluer. L’État doit faire plus d’efforts pour construire de nouveaux systèmes de canalisation.”

Selon la jeune femme de 27 ans, le manque de communication pousse les jeunes à se réfugier dans la consommation de drogues. Il faudrait consacrer plus de temps à la famille. “Avant, toute la famille se réunissait autour d’un repas. Il y avait un sentiment de partage. Nous accordons plus d’importance à la vie matérielle qu’à la vie sociale.”

Madhvi Mauree : “A Mauritius where blind faith should not rule over”

Currently working at the Mauritius Qualifications Authority, Madhvi Mauree has a vision of a nation where all citizens will be given due respect; regardless of sex, ethnicity or disability. “Firstly I sincerely wish that poverty be alleviated. I will encourage all citizens to play their part in facilitating economic growth, social security, and environmental sustainability.”

She dreams of an island where every common man gets to fulfil their basic needs. “They should be given jobs based on their aptitude and knowledge and not on recommendations. The Mauritius of my dreams is a corruption-free nation. Defence and security of the country must be of paramount importance and people should have freedom of expression.”

She also wants Mauritius to be at the apex in terms of science and technological progress. “I would like to build a Mauritius where blind faith should not rule over. It should be rich with heritage and culture, should excel in fine arts, handicrafts, sculpture, dance, drama, literature, poetry, music, and vast knowledge in spirituality so as to satisfy the human quest for further knowledge and for the betterment, welfare and service of mankind in our motherland”, said the young professional from Bon Accueil.

Jason Ah Chuen “C’est à nous, les jeunes, de prendre la relève”

Le lauréat de la cuvée 2018 ne mâche pas ses mots à l’égard de certains Mauriciens. Il souhaite que dans le futur, il n’y ait plus de nou bann, zot bann. Le jeune Portlouisien de 19 ans espère “qu’on ne devra plus s’appeler Ramgoolam ou Jugnauth pour accéder au titre de Premier ministre”. Il rêve d’une île Maurice où tout le monde serait solidaire, travailleur et ouvert d’esprit. “C’est surtout à nous, les jeunes Mauriciens d’aujourd’hui, de prendre la relève après les 50 ans d’indépendance.”

Ludovic Chery :“Les musiciens doivent avoir plus de considération”

“Je souhaite qu’il y ait une amélioration dans le secteur musical et que l’État s’investisse davantage. Nous n’avons pas de lieu approprié pour faire des concerts. Les artistes et les musiciens sont respectés dans les autres îles de l’océan Indien”, souligne ce musicien de Pamplemousses. Il affirme que seuls les artistes connus bénéficient de privilèges. Les autres sont relégués au second plan. “Mon groupe ira bientôt représenter Maurice sur la Grande île, mais nous n’avons pas eu de soutien de l’État.”

Ludovic Chery estime que la musique peut contrer certains maux. “Les jeunes qui vivent dans des cités ont tendance à tomber dans les fléaux de la drogue par manque de loisirs. Ils aiment la musique mais n’ont pas la chance d’être encadrés.” La musique peut aider à faire tomber certaines barrières qui empêchent l’île d’avancer. “Il faut cesser de choisir en fonction de la religion et en finir avec les préjugés.”

Hussiana Mohoboob : “Companies should be more interested in human centred innovations”

“What is lacking in Mauritius is the Human centred innovation that is currently taking place all over the world. Innovation is not only about developing apps and having big softwares”, said the law student at Panthéon-Assas University Paris II, France. According to the Curepipian, the human centred innovation is a management method that develops solutions to problems by involving the human perspective, people in all steps of the problem-solving process.

Moreover, the 23 year old trainee at Red Dot, Ébène, pointed out that companies should be more interested in human centred innovations that include people from all the levels in a business and have creative design process to aim at developing meaningful services that are desirable, useful and accessible. “This type of innovations will bring a brighter Mauritius. My experience at Red Dot, which brings innovative ideas from Singapore and Silicon Valley, has been the awakening. It made me realized that Mauritius is far behind in the trend. These innovations will bring Mauritius to a whole new level in the future.”

Frederick Nullethemby : “Enn Moris pli responsab”

Pour cet employé de banque et travailleur social, il est temps que les Mauriciens “vinn pli responsab”. Il songe à un avenir où le pays éradiquera la pauvreté et le trafic de drogue. “Il faut cesser de gaspiller les fonds publics dans des projets inutiles comme le Metro Express, alors que les routes se retrouvent inondées quand il y a des grosses averses”, confie le trentenaire de Rivière du Rempart.

Il rêve que les jeunes soient plus conscients et moins accros à leurs téléphones. La violence contre les enfants, les femmes et les personnes âgées ne doivent plus exister. Le travailleur social imagine une île où les autorités et les institutions remplissent leur rôle correctement. Il souhaite que les Mauriciens comprennent que notre île est fragile et que nous devons protéger notre environnement et notre écosystème. “Mo rev li pa inposib, se zis enn sanzman mantalite ki komans par noumem.”

Aqeel Hosaneea : “Donner accès aux jeunes dans le monde du travail”

Le souhait de ce jeune homme de 21 ans est que les jeunes aient la possibilité d’avoir un emploi. “Il faudrait permettre à tout le monde de pouvoir travailler dans le secteur public et le secteur privé”, dit ce Mahébourgeois. Les jeunes sont l’avenir de demain. Ils ont le courage et la force nécessaire de travailler et de bâtir une île Maurice meilleure. “Mais ils sont nombreux à craindre les discriminations quand ils postulent pour un poste”, affirme ce technicien. Il nous parle du nombre de jeunes diplômés, qui augmente d’année en année. “Il va falloir trouver des solutions pour créer des emplois. Il y a du chemin à faire pour en finir avec le chômage chez les jeunes.”

 

 

 

Aurélie Ho : “Plus de progrès technologique”

Cette étudiante du MGI rêve d’une île Maurice où la technologie pourra marcher de pair avec la société. Nous avons un long chemin à parcourir dans plusieurs domaines, de la médecine à l’informatique. “Je trouve que le projet Metro Express est une bonne initiative. Maurice doit pouvoir évoluer avec son temps. Singapour est un bon exemple à suivre”, confie cette Beaubassinoise de 15 ans.

Stephane Sirop (Enseignant au St Mary’s College de 27 ans, de Dagotière)

Moris dime

Mo ena vizion enn zenerasion

Ki avans dan mem direksion.

Enn zenerasion ki pronn linite,

Ki respir limilite

Pou afront ladversite.

Lamour dan diversite se nou valer.

Li ankre dan nou rouz-ble-zonn-ver.

Anou port linz nou metisaz avek fierte.

Nou les nou lesafodaz fortifie

Pou konstrir Moris dime.

Sante santer,

Danse danser,

Zwe mizisien.

Anou verni palet nou kiltir,

Ki nou patriotism elve avek elegans

Ki nou morisianism ena enn vre sans.

Anou viz devlopman pou bienet nou zanfan,

Pou nou zil, nou trezor, marse, avanse,

San zame bliye sakrifis nou bann lene.

Afin ki nou fonksionn an akorite,

Anou konstrir Moris dime.

Bleck Lindor (Enseignant de sculpture et de musique, 28 ans, de La Ferme, Bambous)

Mo Moris dime

Mwa Twa Nou, dime se nou lobzektif; ansam anou rod bann bon zarm pou atak sa move vis ki pe fer plis vinn plis egal presipis.

An plas ki nou donn ene zenn enn sering, donn li enn zouti, konsey li travay pou swagn so fami.

Anou get lasoufrans povrete. Avan ki nou pans bel bel proze, donn sakenn so sans pou montre so kapasite tel ki li ete.

Aret fer polemik, rod solision pou stop sa sintetik ki pe fer boukou paran gagn panik. Pou ki nou trouv ene zoli landime, nou bizin santi nou konserne. Aret galoup deryer bann zafer ki zoli zis pou lizie. Anou gard nou valer kreolite, sinplisite, lamour, fraternite. Aksepte seki nou ete.

Nou enn zilwa. Anou viv koumsa. Viv Lil Moris !