Pff… Ça t’étonne que je pousse un pff ? D’abord, j’aurais pu te vouvoyer. Mais tu vois, pour une fois que l’occasion m’est donnée de m’exprimer sans la boule, que dis-je, les boules au ventre ou un poil dans la gorge, je ne vais pas me priver du plaisir orgasmique de te toiser.
Prendre le dessus, ça fait du bien, tu sais. Ah oui, c’est vrai, tu sais, toi, ce que c’est que d’être au-dessus. Donc, si je fais pff, avec mes lèvres, bien entendu, car elles en sont capables, c’est parce que j’en ai parfois un peu marre. Marre de ceux qui, comme toi, croient dur comme fer que, dans la vie, vous avez droit sur tout, et surtout sur nous ! Je te jure, tu ne te rends pas compte à quel point tu peux paraître ridicule quand tu prends cet air supérieur pour faire montre de ta suprématie. Tu te dresses, droit, raide, rigide… Bah oui, c’est toi le mâle.