J’aimerais partager ce moment vécu en Inde pour raconter les trois plus grands miracles qu’accomplit Notre Dame de Vailankanni – qu’on connaît aussi sous le nom de Notre Dame de la Santé – et aussi à quel point la foi des Indiens catholiques en Jésus et en Marie est inébranlable.
Notre voyage a commencé à Bangalore. Nous avons parcouru des régions du sud de l’Inde, notamment Kerala, Tamil Nadu, Nagappattinam, Pondichéry, et notre voyage s’est achevé à Chennai. Nous avons eu comme prêtre pour nous accompagner et nous guider spirituellement au coeur de cette expérience, le père Dorai Raj, qui fut curé à l’Église Saint Léon à Quartier Militaire.
Durant ces visites en plusieurs endroits, nous constatons que de nombreux habitants vivent dans des conditions précaires, voire critiques ; la misère est présente là où l’on passe mais l’étonnement est qu’ils sont peut-être pauvres matériellement mais riches au plan spirituel. Leurs maisons sont peut-être faites de paille et de briques mais leurs églises sont immenses : cela nous montre à quel point est grande leur ferveur. C’est grâce aussi à leur foi qu’à ce jour la Vierge Marie continue à faire des miracles. Le sanctuaire de Velankanni connaît une popularité certaine car depuis la construction des églises, la magnifique Basilique Notre Dame de la Santé est visitée par près de 4 millions de pèlerins de l’Inde et d’autres pays dès les premiers jours de septembre, à l’occasion de la fête célébrée aujourd’hui (le 8 septembre). Il s’agit peut-être du sanctuaire marial le plus visité au monde.
On ressent une grande admiration et dévotion envers la « Sainte mère de la Santé ». Plusieurs faits ont été rapportés par la tradition avant et vers l’année 1580. Le premier événement fut l’apparition d’une dame à des marins portugais menacés de naufrage ; ils invoquèrent Marie et furent tous sains et saufs. Le deuxième, un jeune Indien portait du lait à la maison de son maître, dans la ville voisine de Nagappattinam. Il était fatigué et assoiffé. Il étanchait donc sa soif à un bassin proche de l’étang, se couchant à l’ombre d’un bananier pour récupérer ses forces et tombe vite dans un profond sommeil. Soudain il est saisi par la lumineuse vision d’une belle dame qui tenait un enfant dans les bras lui demandant un peu de lait pour nourrir son enfant. Le jeune enfant, timide, peureux de la réaction de son maître mais, ayant un bon coeur, ne refusa point. Quand ce dernier apprit qu’il n’y avait plus une goutte de lait, il se mit en colère, ne croyant un mot de ce que le garçon lui racontait. Alors ils firent d’autant surpris en voyant la gourde de lait remplie et qui débordait. Le maître, perplexe, se laissa convaincre. Bien plus, il se rendit en compagnie du jeune serviteur à Velankanni, près de l’étang. Et tous deux se prosternèrent sur le sol avec respect. Ce récit se répandit rapidement. « C’est la Sainte Vierge avec l’Enfant Jésus », affirma-t-on très vite, avec joie et révérence. « Notre Mère a daigné nous visiter ! » Dès lors, ce lieu est connu sous l’appelation Matha Kulam : l’étang de Notre Dame.
On raconte aussi l’histoire d’un enfant, boiteux, qui fut guéri miraculeusement et qui devait aller rencontrer un bienfaiteur catholique pour lui transmettre le souhait de la Vierge : celui de bâtir une chapelle en son nom, à Velankanni, à l’endroit même de l’apparition.
La visite au musée à Velankanni fut surprenante car elle comportait de multiples témoignages faisant mention de miracles, guérisons et remerciements à la très Sainte Vierge durant ces siècles passés. Des milliers de personnes ont été guéries, dit-on.
Cela fut une chance pour moi de vivre une telle expérience riche en partage, en prière et en amitié. Ce pèlerinage fut une expérience fructueuse, une expérience humaine allant découvrir une terre inconnue et y revenant en étant une personne résolue.