L’Union européenne et cinq États d’Afrique orientale et australe, soit Maurice, Madagascar, les Seychelles, le Zimbabwe et les Comores, se sont réunis ce mercredi 2 octobre à Balaclava pour lancer les négociations en vue de la prorogation et de l’approfondissement de l’accord de partenariat économique intérimaire.

Les cinq États membres sont convenus de mener les négociations au cours de la période 2019-2022, à raison de deux ou trois cycles de négociations par an.

Pour Nandho Bodha, ministre des Affaires étrangères, Maurice souhaite approfondir les règles de ce partenariat entre l’UE et les pays de la région.

« Ce qui est important, c’est l’élargissement de cet accord. Au niveau de la région, il y a une nécessité d’expertise, et l’UE a mis en place un comité de coordination afin de comprendre la spécificité de chaque pays. D’ailleurs, dans un contexte international difficile, le commerce multilatéral est confronté à un certain protectionnisme. Il y a également le problème de « trade wars » entre la Chine et les Etats-Unis qui aurait un impact réel sur le commerce international », a fait ressortir le ministre durant un point de presse.

Nandho Bodha a estimé de plus qu’il y a aussi d’autre enjeux qui sont devenus maintenant des priorités dont il faut absolument tenir en compte dans le cadre de ce partenariat, à savoir le changement climatique et la protection de l’environnement.

L’accord de Partenariat Economique (APE) offre à Maurice un accès complet et immédiat au marché européen sans droits de douane ni quotas et de longues périodes de transition pour ouvrir – et partiellement seulement – son marché aux importations en provenance de l’UE.

Maurice a choisi de libéraliser ses échanges commerciaux avec l’UE à hauteur de 96%, ce qu’elle devra réaliser d’ici 2022.