Tenant son traditionnel meeting du 1er mai en face de La Poste de Curepipe, Danrajsingh Aubeeluck, leader du Parti Malin, a réclamé le recrutement de 30 000 policiers supplémentaires pour assurer le Law and Order dans le pays. Fidèle à lui-même avec une entrée spectaculaire et son humour très spécial, il a fait le point sur la situation politique et les scandales qui ont secoué le pays.
Commençant son meeting avec une pensée spéciale pour les victimes des inondations meurtrières, de l’accident de Sorèze, des policiers du GIPM qui ont péri noyé lors d’un exercice de formation l’année dernière, Danrajsingh Aubeeluck a critiqué la « dynastie » politique qui existe dans le pays. Pointant du doigt les ministres et députés qui utilisent « laklas travayer kouma ene savat », il a critiqué la situation socio-économique et divers projets en cours dans le pays. Le pays est en chute libre, affirme-t-il, en critiquant l’attitude et les décisions de divers ministres, dont Anil Bachoo, Xavier-Luc Duval et Sheila Bapoo. Outre le recrutement de plus de policiers, le Parti Malin réclame l’allocation d’une pension de Rs 10 000 aux veuves et personnes âgées. Il propose également que les personnes vulnérables bénéficient d’une réduction de 50 % sur l’achat de matériaux pour la construction de leur maison et que le gouvernement donne une priorité d’emploi « aux personnes pauvres ». L’intervenant a également décrié le nombre d’enquêtes non résolues à ce jour. Quant à Paul Bérenger, le leader du Parti Malin estime qu’il a été élu « pour travailler en tant que leader de l’opposition ». « Pann vot twa pou to koz koze ou pou to fer to cirk », a-t-il lancé.