Arvin Boolell, qui a démissionné comme porte-parole du PTr mardi dernier, est attendu au square Guy Rozemont demain pour la réunion du Bureau politique (BP). Il s’est entretenu ce matin avec le leader du PTr, Navin Ramgoolam. Un nouveau contact entre les deux dirigeants du PTr était prévu dans le courant de la journée. Les deux hommes ont passé en revue la situation au sein de leur parti, dont il a été question d’un plan de restructuration et dont la mise en oeuvre avait commencé.
Il se pourrait que Arvin Boolell fasse une déclaration lors de la réunion du BP demain pour remettre les pendules à l’heure. On ne sait toutefois pas encore quel sera le rôle de l’ancien porte-parole dans le sillage de la décision de Navin Ramgoolam de mettre un terme à son congé politique. Dans une déclaration après une réunion du BP hier, le président du PTr, Patrick Assirvaden, a expliqué que ce bureau politique a pris note « de la démission notre ami Arvin Boolell » comme porte-parole. « Comme un seul bloc, les membres du BP sont arrivés à la conclusion que la place d’Arvin Boolell est au sein de cette instance dirigeante et dans nos réunions », a-t-il dit.
Patrick Assirvaden a par la même occasion annoncé que le BP avait analysé en profondeur « la répression » qui s’abat sur le PTr. « Nous avons vu, durant le week-end, l’acharnement de la police contre leader du PTr. Même le magistrat en cour a estimé que la police n’avait aucune preuve lorsqu’elle a arrêté Navin Ramgoolam et l’a gardé en détention », a-t-il déclaré. Pour le président du PTr, l’arrestation de Navin Ramgoolam s’inscrit dans une logique du gouvernement de mettre le PTr à genoux. « Ils veulent finir notre base et notre leadership. De plus, ils s’attaquent maintenant aux fonds du PTr. Un “Freezing Order” a été émis sur le compte du PTr. Pour nous, au départ l’élection, ce n’est pas “free and fair”. » Le PTr devait loger une injonction contre ce gel devant la Cour suprême aujourd’hui.
« C’est la première fois dans l’histoire de Maurice que la police met la main sur l’argent utilisé pour le “day to day running” d’un parti. Cela veut dire asphyxier le PTr et l’étouffer financièrement », s’est insurgé le président du PTr. Par ailleurs, il a indiqué que la réunion de demain permettrait de peaufiner la liste des candidats pour les élections municipales.