Le membre du PTr, Arvin Boolell, a, dans une déclaration au Mauricien ce matin, affirmé que la nomination d’Ameenah Gurib-Fakim au poste de présidente de la République est accueillie favorablement dans son parti. Toutefois, il estime que cette nomination ainsi que la cérémonie d’investiture, prévue pour vendredi prochain, se seraient déroulées dans une plus grande solennité si elles avaient eu lieu immédiatement après l’arrivée du nouveau gouvernement au pouvoir en décembre dernier ou après les élections municipales.
Arvin Boolell déplore que la démission de Kailash Purryag et la nomination de la nouvelle présidente se soient produites en pleine campagne électorale. « C’est la première fois dans les annales politiques qu’un président soumet sa démission après des négociations avec le Premier ministre. Ce qui fait planer le doute que le président aurait pu avoir subi des pressions afin de quitter son poste. Ce qui aurait été à l’encontre des provisions constitutionnelles. Tout cela est très inquiétant », a estimé Arvin Boolell. Ce dernier a annoncé que les préparatifs en vue de la célébration du 100e anniversaire de la naissance de Guy Rozemont, tribun du Parti travailliste, sont en bonne voie. Il a lancé un appel à l’État mauricien pour qu’il apporte sa contribution à cette célébration. « Cela pourrait prendre la forme de l’émission d’un timbre-poste », a-t-il dit, en rappelant que Guy Rozemont a apporté une grande contribution, non seulement au syndicalisme, mais également à la vie politique à Maurice.
Arvin Boolell a également exprimé son « inquiétude » concernant la situation économique du pays. Selon lui, le rapport de Moody’s est « loin d’être un éloge » à la performance économique du gouvernement. D’ailleurs, ses prévisions de croissance sont de 3,6%, « soit bien en deçà des prévisions officielles ». De plus, les membres de Moody’s, lors de leurs rencontres avec des membres du secteur privé, auraient exprimé leur sentiment d’appréhension par rapport à la façon dont l’affaire BAI a été gérée, dit-il encore. Arvin Boolell constate par ailleurs que « l’inflation est en hausse ainsi que le taux de chômage », et ce « alors que le taux d’investissement est en baisse ».
Sur le plan international, Arvin Boolell déplore que, lors de l’élection du président de la Banque africaine de développement (BAD), Maurice se soit « désolidarisée de la SADC pour soutenir un candidat du Cap Vert ». C’est finalement un ancien ministre du Nigeria qui a été élu à ces fonctions.