Le Front Libération National (FLN), représenté par son leader, Ismaël Nazir, demande à l’Electoral Supervisory Commission, de faire enlever toutes les banderoles et affiches des partis participant à l’élection partielle au N°18. « Ainsi, l’élection partielle sera équitable ». En conférence de presse à Port-Louis, hier, il soutient que la présence des banderoles sur le terrain contribue au fait que certains partis aient une plus grande avance sur les autres.
« L’élection partielle au N°18 est un événement historique, car pour la première fois je constate une élection ouverte. Quarante candidats ont des chances égales de victoire », estime Ismaël Nazir. Le leader du FLN précise que la candidature de deux membres de son parti, à savoir la jeune Sonali Bhunjun et lui-même, a été favorablement acceptée. Mais ils vont toutefois devoir se présenter sous différents symboles.
Au sujet de la campagne, Ismaël Nazir demande à la presse locale d’accorder la considération à chaque candidat pour s’exprimer et faire part de leur programme, que ce soit sur la radio, à la télévision ou sur les journaux. Par ailleurs, il lance un appel à l’Electoral Supervisory Commission, l’invitant à veiller à ce que certains candidats ne disposent pas de plus d’avantages que les autres. « L’Electoral Supervisory Commission doit ordonner à la police d’enlever toutes les banderoles des partis politiques au N°18. Quand les candidats animent des meetings, c’est normal que ses partisans apportent des banderoles, des oriflammes, entre autres. Mais il faut tout enlever après. Ensuite, la commission doit veiller à ce que les électeurs ne construisent pas de base dans leur quartier », réclame-t-il.
En ce qui concerne les enjeux de cette élection, Ismaël Nazir souligne qu’il s’agit d’une occasion unique pour les habitants de Quatre-Bornes de voter pour « un renouvellement de la face politique ». Il poursuit : « Nous avons besoin de nouvelles figures au parlement. D’ailleurs, nous avons choisi comme thème de cette campagne “la jeunesse”, d’autant que nous avons aligné une jeune candidate en la personne de Sonali Bhunjun ».
Commentant la polémique autour du ministre Showkutally Soodhun, qui a tenu des propos à relent communal, le leader du FLN avance que son parti prône l’harmonie et la paix, et qu’il se sent « blessé » par les propos de Soodhun. « Ses paroles dépassent ses pensées. Il doit faire amende honorable », soutient Ismaël Nazir.
Au sujet des Paradise Papers, Ismaël Nazir juge très grave la situation et félicite le Premier ministre d’avoir agi rapidement en émettant un communiqué. Il lui demande d’ailleurs de commander une enquête internationale par les Nations unies pour identifier les hackers derrière cette affaire.