Le MMM n’accordera pas son soutien à Roshi Badhain lors de la prochaine partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes, et ce même s’il ne donne toutefois aucun signe d’empressement en vue de la désignation de son candidat. « Nous n’accorderons pas notre soutien à Roshi Badhain, surtout après les insanités qu’il a débitées samedi », a lancé Paul Bérenger à l’issue de la réunion du bureau politique spécial du parti hier après-midi à Rose-Hill. Le leader des mauves a annoncé que le MMM présentera un candidat à cette élection partielle provoquée par la démission du parlement de Roshi Badhain vendredi dernier.
« Nous nous donnons un temps de réflexion avant de désigner notre candidat. Cela pourrait se faire lors de la réunion du bureau politique du parti lundi prochain ou après, en fonction de l’évolution de la situation », a affirmé Paul Bérenger à l’issue de la réunion spéciale du bureau politique du MMM hier. Interrogé par la presse, le leader du MMM a annoncé que la désignation d’Arvin Boolell par le PTr est « le choix de ce parti ». Si Paul Bérenger a reconnu que Arvin Boolell « est un ami », il dit aussi que le MMM ne compte pas soutenir le candidat travailliste « alors que le leader suprême des rouges est Navin Ramgoolam », avec qui, dit-il, « nous n’avons rien à faire ».
Paul Bérenger a reconnu que Vijay Makhan a « toutes les qualités » pour être le candidat du MMM, faisant d’ailleurs comprendre qu’il sera « un des trois candidats dans la circonscription lors des élections générales ». Pour autant, le leader du parti a refusé de dire s’il sera candidat à l’élection partielle, confirmant par ailleurs que Nita Jaddoo figure parmi les candidats possibles. Paul Bérenger, qui continue de réclamer la tenue d’élections générales, a expliqué avoir « déjà vu dans le passé » une élection partielle « se transformer en élections générales ».
Le leader du MMM a aussi indiqué avoir demandé au président de son parti, Rajesh Bhagwan, de prendre contact avec les partis de l’opposition afin d’étudier la possibilité d’adopter une action commune « pour forcer Pravind Jugnauth à soumettre sa démission comme Premier ministre et comme ministre » dans le sillage de la décision de la Cour suprême de permettre au DPP de faire appel contre le jugement rendu dans le cadre de l’affaire MedPoint.