L’un des premiers candidats à l’élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes (No 18) a été désigné. Ainsi, Rezistans & Alternativ a porté son choix sur Kugan Parapen comme étant son candidat suite à une réunion des instances du parti d’hier. Avec la démission de l’Assemblée nationale soumise par Roshi Bhadain, vendredi après-midi, la Speaker de l’Assemblée nationale Maya Hanoomanjee bénéficie d’un délai maximal de 15 jours pour informer officiellement la Présidente de la  République, Ameenah Gurib-Fakim en vue de la publication du Writ pour la partielle avec les dates du Nomination Day et du Polling Day.
Tout semble indiquer que les procédures devront être enclenchées à la réouverture des bureaux après la fête de l’Eid, qui devrait être célébrée demain, dépendant de la visibilité de la lune. Dans un premier temps, le Prime Minister’s Office devra engager des consultations avec le bureau du commissaire électoral en vue de définir les paramètres du calendrier de ces consultations populaires au No 18. Comme l’a indiqué, hier, après la réunion des instances du MSM où cette question a été évoquée, le Premier ministre et leader du parti, Pravind Jugnauth, les décisions seront prises en temps et lieu la tenue de cette partielle. Le mois de septembre pourrait bien être choisi pour le scrutin.
Mais un des facteurs qui devra être tenu en ligne de compte pour les besoins du Nomination Day et duPolling Day demeure la publication des nouveaux registres d’électeurs le 15 août prochain au terme des dispositions de la loi. Au cas où les autorités décident de finir avec cette partielle dans un court délai, soit avant le 15 août, les anciens registres en vigueur serviront. Si le gouvernement veut donner la chance de s’exprimer aux nouveaux électeurs, ceux qui viennent d’avoir 18 ans et qui se sont fait enregistrer, le Nomination Day et le Polling Day devront être fixés après le 15 août. Actuellement, la Commission électorale a enclenché la phase active du toilettage et de compilation des registres d’électeurs avant leur impression. Entre-temps, l’Electoral Supervisory Commission pourrait se réunir sous la présidence de Me Yusuf Aboobaker, Senior Counsel, pour passer en revue la situation en prévision de la sortie du Writ of Election et la désignation du Returning Officer.
Excuses à la population
Alors que les réunions de l’état-major des principales formations politiques se dérouleront dans les prochains jours pour mettre au point la stratégie de campagne, Rezistans & Alternativ a déjà désigné son candidat à la partielle. Le comité national, qui s’est réuni hier, a désigné Kugan Parapen, un de ses porte-parole et candidat dans cette même circonscription No. 18 aux dernières élections générales pour défendre les couleurs du parti papillon à cette élection partielle.
Commentant ce développement politique, Ashok Subron a fait comprendre à Week-End que “la démission de Roshi Bhadain a déclenché une dynamique électorale qui, dépendant de la posture qu’adoptera l’alliance gouvernementale, pourra déboucher sur des élections générales anticipées. Sa démission expose encore une fois la crise profonde qui hante les partis traditionnels et la politique sans queue ni tête qu’ils pratiquent.”
Rezistans & Alternativ note aussi que “la moindre des choses que Roshi Bhadain aurait dû faire, s’il était sincère dans son action, c’est de présenter ses excuses à la population (et surtout aux habitants du No. 18) pour l’avoir induite en erreur et d’avoir mis l’économie mauricienne à genoux.” Avec les risques d’un débordement avec des élections générales anticipées, Rezistans & Alternativ revient au pas de charge avec la réforme électorale et la déclaration de l’appartenance ethnique des candidats. “Rezistans ek Alternativ demande que le 29 juin, dans le cadre du Constitutional Challenge qu’intente Rezistans ek Alternativ à l’État, le gouvernement soumette à la Cour suprême ses propositions concrètes pour la réforme électorale. À l’heure où l’État mauricien a, avec raison, saisi les dispositifs des Nations Unies sur la question des Chagos, le gouvernement MSM/ML a l’obligation de respecter le ruling émis par le Comité des droits humains des Nations unies condamnant le système électoral mauricien”, affirme Ashok Subron.