La faculté des sciences humaines a présenté cette semaine l’ouvrage qui résulte de la « dialogue session » sur les media à Maurice qu’elle avait initié en septembre 2010, sous l’égide de l’Unesco. Les éditrices Christina Chan-Meetoo et Roukaya Kasenally négocient actuellement une diffusion de ces ouvrages en librairie qui ne saurait tarder, et c’est heureux.
« Enhancing democratic systems : The media in Mauritius » est le thème volontairement large sous lequel s’étaient réunis l’an dernier des spécialistes de media de l’université, des professionnels de la presse écrite et audiovisuelle, des juristes et des représentants de la société civile. Certains textes ne sont que la transcription de la présentation orale qu’avaient fait les intervenants, comme c’est par exemple le cas des politiciens qui ont pris la parole (Nita Deerpalsing, Steve Obeegadoo, etc). D’autres résultant d’une réflexion particulièrement documentée ont été soumis par écrit par leurs auteurs.
L’intérêt de ce petit ouvrage est de donner les principales clés d’une réflexion sur l’état de la presse à Maurice, son encadrement juridique, son rôle et ses interactions avec les citoyens, les administrations, et les pouvoirs politiques et économiques. Inévitables aussi étaient les réflexions sur l’apport des nouvelles technologies, de la multiplication des outils d’information, et le développement du « journalisme-citoyen ».
Plusieurs textes concluent l’ouvrage sur les besoins en formation de la profession à Maurice. Autant de plaidoyers qui semblent avoir été entendus par l’université qui accueille en ce moment sa première promotion d’étudiants en journalisme, cette discipline n’étant plus seulement une option d’un programme sur la communication.