Patrick Assirvaden a, dans une intervention très politique hier dans le cadre des débats sur le Discours-Programme, dit son inquiétude quant à « la perversion des institutions au plus haut niveau de l’État par celui qui aurait dû être le garant de leur indépendance et du respect de la Constitution ». Le président du Ptr soutient que ce nouveau Discours-Programme a été rendu nécessaire après la « trahison » envers une équipe élue en 2010 et envers le Premier ministre par un partenaire, le MSM, qui a choisi de quitter le gouvernement.
Le MSM, a déploré Patrick Assirvaden, s’est embarqué depuis dans une campagne de déstabilisation du gouvernement en annonçant le départ de la majorité de six députés avant le 1er-Mai. « Mais depuis on attend toujours ! Il faut prendre une loupe pour chercher sur le terrain celui qui se prenait pour le gladiateur ; il a fait un pèlerinage raté et se terre à Vacoas ».
Commentant les mesures contenues dans le Discours-Programme, M. Assirvaden est d’avis que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, « a placé le pays dans un état de grâce économique ». L’ancien président du Board du Central Electricity Board a mis l’accent sur la politique de production énergétique, exhortant le ministre des Services publics à considérer la possibilité d’une plus grande exploitation du site de Fort-George avec deux turbines de 50 mégawatts, afin d’obtenir une production totale de 100 mégawatts. Quant aux petits fournisseurs privés d’électricité (Small Independent Power Producers), le gouvernement, dit-il, gagnerait à étendre leur capacité de production à jusqu’à 12 mégawatts, au lieu de trois mégawatts actuellement. S’agissant de l’énergie éolienne, qui peine à décoller, il est d’avis que le CEB devrait accélérer les procédures du projet d’aménagement d’un parc éolien au plus vite.