Plusieurs membres du public ont eu la désagréable surprise de découvrir que la Clarisse House n’était pas ouverte au public hier, comme préalablement annoncé dans le programme du National Heritage Fund (NHF) diffusé par le ministère des Arts et de la Culture pour marquer la Journée des sites et des monuments observée le 18 avril à travers le monde.
L’accès à la résidence officielle du Premier ministre était réservé seulement à une centaine d’enfants handicapés et ceux des écoles de Vacoas qui avaient participé à la dictée de la francophonie et leurs parents, a fait ressortir au Mauricien, Nelly Ardill, présidente de SOS Patrimoine en péril, un des membres organisateurs de cette journée. Par conséquent, ceux qui s’y sont rendus, journalistes ou membres du public n’y ont pas eu accès.
Sollicité par Le Mauricien, le ministère des Arts et de la Culture devait hier à la mi-journée, reconfirmer « l’ouverture au public ». Après s’être enquis auprès de organismes concernés, le ministère de tutelle devait déclarer que « ce n’était pas un Open day pour le public mais pour un groupe d’enfants. Il y a eu une confusion et un manque d’informations entre le National Heritage Fund et le ministère ».
La visite de la résidence officielle du Premier ministre à River-Walk Vacoas sous l’intitulé « Open day at Clarisse House – de 10 h 30 à 15 h » était organisée par l’Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), SOS Patrimoine en péril et le Mauritius council for social services (MACOSS), selon le programme du NHF diffusé par le ministère de tutelle.
Au Mauricien, Mme Ardill note que le but était d’organiser une activité conjointe visant à l’intégration et au partage entre enfants handicapés et normaux. Notre interlocutrice indique qu’effectivement seulement ces enfants et leurs accompagnateurs y avaient accès. « En l’absence du Premier ministre du pays, aucune autre personnalité, ni la presse n’étaient invitées. Aucun discours officiel non plus n’était prévu », fait ressortir Nelly Ardill.
Notre interlocutrice indique que pour des raisons de sécurité, les activités qu’ils souhaitaient organiser n’étaient pas autorisées. « Comme le thème cette année était l’éducation, on avait prévu des jeux et des quiz mais on n’a pas pu les faire. Les enfants ont eu accès au salon et à la salle à manger de la Clarisse House. On avait allumé les bureaux, ils ont pu faire le tour et regarder à travers la vitre. C’était formidable ! » dit Nelly Ardill. Elle note que les enfants sont arrivés à 10 h 30 et sont repartis à midi et demi.
Cette année, l’UNESCO a placé la Journée du patrimoine sous le thème Heritage of education (school, universities, libraries, academics, etc.) in its expressions in different geo-cultural contexts. Dans ce contexte, le ministère des Arts et de la Culture avec la collaboration du NHF, le Mauritius Museum’s Council (MMC), l’Aapravasi Ghat Trust Fund (AGTF), le Morne Heritage Trust Fund (MHTF) et d’autres organismes gouvernementaux et de la société civile ont prévu une série d’activités touchant les jeunes outre, l’accès gratuit à certains sites au public (voir liste plus bas) dont la Salle du trône de l’hôtel du gouvernement nouvellement rénové.
La Journée internationale des sites et des monuments fait suite à la proposition du International Council of Monuments and Sites (ICOMOS) en 1982 auprès de l’UNESCO. Son objectif est « de sensibiliser le public à la diversité du patrimoine dans le monde et aux efforts que requièrent sa protection et sa conservation ». Cette journée permet aussi d’attirer l’attention de tout un chacun sur sa vulnérabilité.