Le centre d’une superficie de 1000 mètres carrés a été aménagé dans un ancien entrepôt datant de 1700. L’exposition permanente des documents, panneaux, objets, la reproduction d’une partie d’un bateau de l’époque anglaise permettra aux visiteurs d’avoir un aperçu sur le parcours des travailleurs engagés indiens. Des espaces ont été découverts lors des fouilles archéologiques par l’équipe de l’archéologue, Diego Calaon. Des vestiges de la cale de débarquement à l’époque du chevalier de Tromelin dans l’Isle de France ont été mis à jour. Des fouilles préventives ont aussi révélé des détails sur la transition du système esclavagiste vers le système de l’engagisme. A partir de 1838, Maurice deviendra le site pilote de l’engagisme après l’abolition de l’esclavage.
En 2006, la représentante du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) avait refusé de comprendre le valeur culturelle et historique de l’engagisme. Il a fallu l’intervention très remarquée de Bhaswati Mukherjee, ambassadrice de l’Inde à l’UNSCO, pour que le dossier soit accepté. Pendant une quarantaine de minutes, elle a fait comprendre au conseil que l’histoire de l’engagisme, loin d’être comparable à l’immigration moderne, est davantage similaire à l’esclavage. L’ancienne membre du World Heritage Committee a soutenu qu’entre l’esclavage et la liberté, il y a eu les travailleurs engagés.
L’accès pourrait être payant pour les Mauriciens et les touristes au centre d’interprétation. Le tarif n’a pas encore été défini.
Le comité consultatif réunissant les représentants d’Aapravasi Ghat Trust Fund et ceux concernés par les activités aux abords du site et dans sa zone tampon s’est réuni à la mairie de Port-Louis le 17 juillet dernier. Corinne Forest, le Head Technical Unit de l’AGTF et le Dr Krish Seetah, chercheur à l’université de Stanford aux Etats-Unis, ont présenté des travaux de recherches sur l’Aapravasi Ghat en présence du ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee et du de la lord-mairesse, Dorine Chuckowry.