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Ce vendredi 7 décembre à 15h30 précises, se tiendra à Paris, en salle des ventes Auction Eve, Fondation Dosne-Thiers, la plus importante et rare occasion que le marché de l’art nous ait donnée : acquérir des œuvres d’un des plus grands peintres mauriciens, Hervé Masson. Une opportunité qui ne saurait se représenter de sitôt : la vente aux enchères de neuf tableaux majeurs de l’artiste qui seront présentés au public dès ce mardi, tous appartenant à la collection de la Galerie Bernheim-Jeune, qui annonce sa fermeture.

Hervé Masson

L’artiste avait été repéré en 1959 par le célèbre critique d’art, Robert Vrinat, qui avait emmené Michel Dauberville, l’un des héritiers de la Galerie Bernheim-Jeune jusqu’à l’atelier de l’artiste. La rencontre entre le talentueux coloriste et Michel Dauberville fut éclatante. D’où des années de collaboration fructueuse, de 1959 à 1968, ayant permis, grâce à l’œil connaisseur du jeune galeriste, une sélection méticuleuse des plus belles œuvres du peintre, certaines réalisées avant la rencontre entre les deux hommes, de l’époque ‘Recloses’ à Créteil, et d’autres réalisées pendant la période de consécration de l’artiste lorsqu’il était sous contrat avec la Galerie. Il est important de rappeler que la prestigieuse Galerie Bernheim-Jeune, est une des plus anciennes galeries parisiennes qui a su, pendant cinq générations, être le temple de grands maîtres tels que Bonnard, Cézanne, Matisse ou encore Renoir.

Qui seront les chanceux qui pourront, ce vendredi, acquérir la magnifique « Nature morte à la chaise » ou la profonde scène de genre « L’enfant écrivant », datant toutes deux de la période de consécration d’Hervé Masson ou encore un des très beaux paysages de ports dont le port de Granville ? Le Gouvernement mauricien saura-t-il se positionner pour rapatrier, au sein du patrimoine national, quelques-unes des œuvres de notre célèbre compatriote ?

Cette vente aux enchères intervient de manière impromptue alors que se prépare l’année prochaine, à Maurice, les événements célébrant le centenaire d’Hervé Masson. C’est aussi l’occasion de s’interroger sur le devenir de la donation promise par Michel Dauberville à l’État mauricien sous la condition de la création d’un Musée National d’Art, projet laissé en statu quo depuis 7 ans.

Pour toutes informations complémentaires : auctioneve.com