Le nouveau président du National Heritage Fund, Yannick Cornet, s’est réjoui de la collaboration de cette institution responsable de l’inventaire, du décret et de la conservation des sites patrimoniaux de Maurice avec l’Université de Maurice (UoM) ; il promet de la soutenir, dans la mesure du possible, pour mener à bien ses projets de recherche. C’était hier, à l’occasion de son discours d’ouverture de l’atelier et de l’exposition sur le patrimoine organisés par les étudiants du MA Heritage management, du département d’histoire et de science politique de l’UoM.
Yannick Cornet a observé qu’aujourd’hui le patrimoine est devenu une ressource pour le développement et l’autonomisation de la communauté. Il estime que le moment est tout indiqué « to have such a dialogue on the heritage of Mauritius, especially at a time when we need to reassert our oneness as a nation and our diversity as a strength rather than a weakness. We need tolerance, respect for each other and inclusivity in this Rainbow nation that is one and yet represent a true world, deriving our origins at least from the three of the five continents of the world… ».
Le président du NHF félicite l’UoM pour avoir institué une formation menant à une maîtrise de la Gestion du patrimoine. Ainsi, l’on s’assure que ceux formés en seront les gardiens pour les prochains 50 à 100 ans, et ce sera quelque chose dont on pourra en être fier, poursuit-il.
Yannick Cornet donne l’assurance à l’UoM d’une collaboration. Il souligne que les universitaires ont la capacité intellectuelle de travailler en vue de rendre notre patrimoine profitable et d’en faire des ressources durables au bénéfice de la société. Il estime que l’atelier de travail du jour est un des premiers pas pour trouver des avenues de coopération avec tous les partenaires de la société en vue de l’élaboration d’un plan stratégique pour maximiser l’utilisation de notre patrimoine.
Tout en reconnaissant qu’en tant que pays à revenus moyens, nous pourrons faire face à de nombreux défis dans le cadre de la gestion de notre héritage, Yannick Cornet estime qu’en travaillant de manière proactive en partenariat, nous pourrons mieux les surmonter. Le patrimoine, fait-il ressortir, est aussi l’affaire de tous. Il note que Maurice est bénie pour avoir à la fois des patrimoines mondiaux tangibles et intangibles. Après la reconnaissance du Séga tipik par l’UNESCO, il souhaite que le Bhojpuri Geet Gawai soit également reconnu prochainement. Il note qu’en ce moment un travail se fait, dans ce sens, sur le Séga tambour de Rodrigues avec le concours des étudiants en gestion du patrimoine de l’UoM. « We look forward to working with you. Our doors are open and where and when we can we will be willing to collaborate », réaffirme-t-il.