« Entre le Ptr et le MMM, il n’y a rien aujourd’hui, il n’y aura rien demain, ni même après-demain ». La précision de Paul Bérenger semble on ne peut plus claire. Quant aux « autre rumeurs d’alliance MMM/MSM », le leader du MMM précise, simplement que le MSM étant au gouvernement, une telle éventualité « n’est pas d’actualité ». « Pour le MMM, être au gouvernement, c’est surtout une question de programme », insiste M. Bérenger. Il estime, à cet effet, que ce qu’il qualifie de « règne travailliste depuis 2005 » est « tout le contraire » de ce à quoi aspire son parti, le MMM.
Comme pour bien préciser la position de son parti alors même que, convient-il, des « rumeurs de toutes sortes » se répandent, Paul Bérenger soutient que pour le MMM, être au gouvernement c’est, avant tout, « une question de programme ». Il élabore, dans la foulée, les « quatre points-clés » qui, dit-il, guidera, à cet effet, son parti. D’abord, être au gouvernement pour « mettre fin au règne de la corruption et de la politique de petits copains » au moyen, notamment, d’un nouveau mode de fonctionnement de l’ICAC et « faire que l’exemple vienne d’en haut » en vue de « redonner confiance à la population ».
Le deuxième préalable d’une présence du MMM au gouvernement se rapporte, selon M. Bérenger, à l’ambition de ce parti de « faire de l’île Maurice une vraie démocratie » par le biais d’une « bonne réforme électorale » incluant des dispositions pour le financement des partis, une MBC « vraiment indépendante » ainsi que par une « réforme profonde » des Administrations régionales.
La troisième condition d’une participation du MMM à un gouvernement porte, assure Paul Bérenger, sur le recours à des « compétences » à tous les niveaux du pouvoir.
Il profite, à ce stade, de dénoncer, à nouveau, l’absence de titulaires attitrés à la tête d’un certain nombre d’organismes et autres compagnies d’Etat et fustige, en même temps, nommément, la nomination décidée, vendredi, de Mme Indira Seeburn, ancienne ministre Ptr privée d’investiture lors des dernières législatives à la direction de la Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA).
Le leader du MMM allègue, à cet effet, qu’il ne s’agirait, en substance, dans ce cas précis, que d’une sinécure « dans un secteur comme les PME, pourvoyeur de la grande majorité d’emplois et particulièrement en butte aux effets de la crise économique internationale ».
La quatrième et dernière raison d’une présence du MMM au gouvernement, selon Paul Bérenger, vise à plus de justice sociale, à atténuer les disparités entre riches et pauvres et à oeuvrer pour davantage d’actions en faveur des plus démunis et à accroître, en général, le pouvoir d’achat des salariés.
Ainsi, affirme le leader du MMM, si, pour son parti, être au gouvernement c’est, surtout, « une question de programme », selon lui, c’est « tout le contraire du règne travailliste depuis 2005 ». Il réitère encore, à cet effet, qu’entre le Ptr et le MMM, « il n’y a rien aujourd’hui et il n’y aura rien demain ». Paul Bérenger rappelle que dans la foulée de sa déclaration initiale à cet effet, un caricaturiste de presse (NDLR: en l’occurrence, Deven T. du groupe Le Mauricien Ltée) dont il a salué, en substance, au passage, la perspicacité avait, dans l’un de ses coups de crayon,  caricaturé: « Ptr/MMM: rien aujourd’hui ni demain… peut-être après-demain ».
Comme pour être encore plus précis, M. Bérenger soutient: « Entre le Ptr et le MMM, il n’y a rien aujourd’hui, il n’y aura rien demain, ni même après-demain. » Quant aux autres « rumeurs d’alliance MMM/MSM », Paul Bérenger souligne simplement que le MSM étant au gouvernement, une telle éventualité d’alliance MMM/MSM « n’est pas d’actualité ».