Le remake de l’Alliance MSM/MMM de 2000 qui alimente l’actualité politique depuis ces derniers jours « se confirmera en temps et lieu », laisse entendre Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM. Paul Bérenger  laisse sous-entendre que cette alliance politique renouvelée serait de nouveau conduite par sir Anerood Jugnauth et lui-même selon les mêmes conditions qu’en 2000. Le leader de l’opposition prend soin quand même de ne pas donner l’impression que le président de la République s’adonnerait à de la politique active, alors même qu’il est en fonction. Il explique que lors de leur deuxième rencontre, vendredi, sir Anerood et lui ont poursuivi leurs échanges sur la situation du pays en général. Situation qui, dit-il, « inquiète, tant le président de la République que le leader de l’opposition ».
« Le remake de l’Alliance MSM/MMM de 2000 se confirmera en temps et lieu » : c’est par cette formule très laconique que le leader du MMM commente la nouvelle qui alimente, depuis ces derniers jours, l’actualité politique. Interrogé, Paul Bérenger précise : « Un remake, c’est un remake », voulant, manifestement, dire par là que cette nouvelle alliance entre son parti et le MSM serait, de nouveau, conduite par sir Anerood Jugnauth et lui-même avec les mêmes conditions de partage du pouvoir qu’en 2000.
M. Bérenger, qui précise même que les conditions s’y rattachant ont déjà été discutées, se garde, néanmoins, de laisser entendre que le président de la République s’adonnerait à de la politique partisane, alors même qu’il est encore en fonction. Il précise simplement que sir Anerood et lui ont poursuivi, vendredi, leurs échanges sur la situation du pays. Situation qui, dit-il, « inquiète, tout à la fois, le président de la République et le leader de l’opposition ».
Si le leader du MMM nie que le président Jugnauth ait « carrément discuté politique » durant sa rencontre avec lui, il affirme, en revanche, qu’il n’y a « pas de contact et il n’y en aura pas » entre son parti et le PTr. Quant à l’affirmation du Premier ministre et leader du PTr à l’effet qu’il dispose d’une majorité lui permettant d’aller jusqu’au bout de son mandat de cinq ans, Paul Bérenger trouve que tout cela est « de bonne guerre ». Cynique, il s’empresse, toutefois, d’ajouter : « Gare au fait qu’en cours de route Ramgoolam perde sa majorité parlementaire ! « 
Quant à la possibilité, comme il l’a déjà évoqué, qu’une motion de censure soit présentée contre le gouvernement, M. Bérenger écarte cette possibilité dans l’immédiat à la faveur, surtout, de l’imminence de la présentation du nouveau budget. Mais qu’à cela ne tienne, explique-t-il, une telle éventualité s’imposera le moindrement car l’opposition parlementaire est satisfaite que le chef du gouvernement ne détienne plus une majorité numérique à l’Assemblée nationale.
Revenant, par ailleurs, à sa dernière Private Notice Question (PNQ) à l’Assemblée nationale, mardi dernier, le chef de l’opposition trouve que par sa façon de répondre, le Premier ministre a, selon lui, clairement signifié aucune volonté de faire reculer ou de combattre la corruption dans le pays. « Navin Ramgoolam a prétendu, dit Paul Bérenger, qu’il ne peut rien dire tant sur les enquêtes en cours de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) que sur celles de la police ». M. Bérenger considère, ainsi, ce « silence comme étant éloquent ».
Il trouve qu’autant plus « éloquent que le Dr Navin Ramgoolam n’a pas été en mesure de dire si le chèque de plus de Rs 144 millions de MedPoint a été, à ce jour, touché ». Le leader de l’opposition s’étonne aussi que le Premier ministre a, dit-il, « prétendu que ni la State Investment Corporation (SIC) ni personne, hormis l’ICAC » ne peuvent rien pour faire bloquer ce chèque.