« N’ayez pas peur. Je guérirai et je retournerai ! «  : c’est en véritable battant comme il n’a jamais cessé de l’être que Paul Bérenger, leader de l’opposition et du MMM s’est adressé, hier après-midi, à la mairie de Quatre-Bornes, à une foule nombreuse de militants de son parti venus des quatre coins du pays s’enquérir des dernières nouvelles du leader historique mauve avant son départ, demain après-midi, pour des traitements plus poussés à Paris. Ses médecins à Maurice ont diagnostiqué, mardi, un début de cancer à l’amygdale gauche. Aux militants de son parti, Paul Bérenger a demandé à ce qu’en son absence, le travail se fasse « en équipe » et qu’il n’y ait « pas de tiraillements ». S’il remercie le Premier ministre, Navin Ramgoolam, d’avoir bien réagi à sa maladie en promettant d’aider, il assure qu’il n’y aura pas, pour autant, de nouveaux « koz-kozé » PTr/MMM et qu’en dépit de sa maladie, « rien ne change » pour ce qui concerne le Remake de 2000.
Le leader du MMM explique que c’est par son devoir de militant de donner le bon exemple qu’il a, mercredi, dévoilé, publiquement, sa maladie. Il réitère qu’il n’y a pas lieu d’avoir peur du cancer en expliquant qu’avec les derniers progrès de la médecine, 60% des cas rapportés de cette maladie sont, désormais, guérissables. Il cite, à nouveau, l’exemple de l’ancien président américain, Ronald Reagan qui, après avoir subi une première opération chirurgicale en raison d’un cancer à l’âge de 74 ans, est décédé à 93 ans. Paul Bérenger cite, de même, l’exemple de sir Marc David, lui aussi atteint de cancer est qui est décédé, au courant de la semaine, à l’âge de 87 ans.
« Mo pou gueri ! », martèle-t-il, dans la foulée. Il souligne que, dans son cas, il y a eu diagnostic précoce. « J’ai le courage et la volonté de rester parmi vous », dit-il. Aussi, appelle-t-il ses partisans à s’organiser pour venir l’accueillir quand il aura achevé son traitement à l’étranger. Il leur donne, de même, rendez-vous pour le prochain rassemblement du 1er mai. Le leader historique du MMM dit prendre comme un très grand compliment toute la chaîne de prière qui est dite à son intention par des Mauriciens.