Tout en soulignant qu’il n’est nullement question de courtiser ou pas le PMSD, Paul Bérenger estime que chacun doit « assumer pleinement ses responsabilités devant l’Histoire ». Il rappelle, à cet effet, que depuis le départ du MSM du gouvernement de l’Alliance de l’Avenir, c’est le PMSD et les transfuges qui maintiennent au pouvoir le PTr.
Paul Bérenger trouve qui si 2013 aura été, effectivement, une mauvaise année pour le pays, 2014 se présente comme l’année du renouveau. Renouveau politique, d’abord, selon lui, avec la perspective de nouvelles élections générales. Il profite, au passage, pour dénoncer ce qu’il considère être la « légèreté » de la réponse du Premier ministre, Navin Ramgoolam, à l’interpellation du député du MMM, Rajesh Bhagwan, le 26 novembre dernier à propos de l’éventuel recours au vote électronique.
Le leader de l’opposition qui souligne, à cet effet, que le précédent gouvernement de 2000/05 avait beaucoup travaillé sur la question rappelle qu’à l’époque, Navin Ramgoolam, alors dans l’opposition, s’était prononcé contre. Aussi s’étonne-t-il qu’en réponse au député Bhagwan, le chef du gouvernement a soutenu qu’il était pour le projet quand le gouvernement de 2000/05 évoquait la question.
Paul Bérenger souligne, en substance, qu’entre-temps, le vote électronique a été l’objet de controverses, entre autres, en Inde. Dans la mesure où, explique le chef de l’opposition, toute cette question touche au coeur même de la démocratie, il appelle à la prudence et laisse comprendre que, comme il s’était proposé de le faire, il viendra de l’avant avec une prochaine PNQ à la rentrée parlementaire en vue de s’assurer que toutes les garanties de fiabilité soient, préalablement, obtenues avant un éventuel recours au vote électronique.
« White Paper mille fois annoncé »
Le leader de l’opposition est d’avis que l’année 2014 qui s’annonce sera, par ailleurs, aussi l’année du renouveau au niveau du Judiciaire avec l’entrée en fonction d’un nouveau Chef-juge. Commentant, d’autre part, la déclaration faite, cette semaine, par Navin Ramgoolam en présence de jeunes à l’effet que le Livre Blanc sur la réforme électorale allait être publié « très bientôt », Paul Bérenger parle de « nouvelle farce » du chef du gouvernement. Citant une série de compte-rendus de presse, il rappelle, d’abord, que le 27 juillet dernier, il était question que le White Paper sur la réforme électorale allait être publié « dans deux semaines ».
Puis, souligne-t-il, le 8 août, la presse rapportait que le document allait être rendu public « dans quelques jours ». Puis encore, le 16 août, il était, cette fois, question que le Livre Blanc allait être publié « dans deux ou trois jours de plus ».
Le leader de l’opposition trouve, en plus, que le Premier ministre s’est révélé un « dangereux farceur » face à ces jeunes quand, dit-il, Navin Ramgoolam a « osé parlé le langage du rassembleur » après qu’il a « choisi » que c’est Shakeel Mohamed qui devait intervenir au nom du gouvernement juste après le leader de l’opposition sur le Sports Bill consacrant le retour du communalisme dans le football.
Alors qu’il se dit entièrement d’accord avec sir Anerood à l’effet que le Remake 2000 remportera « facilement » de nouvelles élections générales, Paul Bérenger soutient, par ailleurs, qu’il n’est nullement question de « courtiser ou pas » le PMSD. « Nous souhaitons, simplement, que chacun assume pleinement ses responsabilités devant l’Histoire », nuance-t-il. Le leader du MMM explique, à ce propos, que depuis le départ du MSM du gouvernement de l’Alliance de l’Avenir, le PTr demeure au pouvoir avec le soutien du PMSD et des transfuges. « Tous ceux qui aiment leur pays doivent assumer leurs responsabilités », estime Paul Bérenger.
Sur un plan plus personnel, le leader de l’opposition qui est rentré au pays hier matin de Paris annonce que les examens médicaux de routine qu’il est allé subir n’ont révélé, comme prévu, rien d’anormal. Il indique que ce n’est que dans un an qu’il aura, de nouveau, à subir d’autres tests de routine. Paul Bérenger se félicite, d’autre part, que tout se soit déroulé correctement, jusqu’ici, au deuxième tour de l’élection présidentielle à Madagascar. « Qu’importe le vainqueur, dit-il, nous ne pouvons que souhaiter qu’après ces élections, la Grande Ile prenne, à partir de 2014, un nouveau départ ». Il exprime, de même, sa solidarité envers le peuple rodriguais victime du cyclone Amara.