« La présidence du Broadcasting Committee constitue l’élément clé au succès de ce que nous essayons de mettre en place », a estimé le leader de l’opposition Paul Bérenger, qui est intervenu après le Premier ministre. À l’instar de ce dernier, il a lui aussi qualifié la motion d’historique. Paul Bérenger a félicité les membres du comité parlementaire présidé par Nando Bodha et s’est aussi réjoui que le Premier ministre n’ait pas perdu du temps et soit venu avec une motion au parlement dans les meilleurs délais. Paul Bérenger s’est dit en accord avec l’ensemble du rapport sauf un point à savoir : la nécessité, pour des raisons économiques, que le comité de production travaille en collaboration avec la MBC. Il a toutefois reconnu que prenant en compte que le parlement ne se rencontre pas tous les jours, le producteur n’aura d’autre choix que de travailler avec la MBC.
Concernant le Broadcasting Committee, un comité parlementaire, chargé de superviser la diffusion en direct des travaux parlementaires, Paul Bérenger a souligné l’importance du président d’une telle instance. Il devait évoquer cinq possibilités concernant la nomination du président. D’abord, « nous suivons l’exemple de la PAC (Public Accounts Committee) dont la présidence est assurée par un membre de l’opposition ». À ce moment précis, le leader de l’opposition a pris soin de préciser que, « pour le moment, nous sommes dans l’opposition ». Ce qui devait déclencher l’hilarité dans les rangs de la majorité. La deuxième possibilité évoquée par Paul Bérenger est que le comité soit présidé par le Speaker. Paul Bérenger a cependant affirmé ne pas penser que ce serait une bonne chose « de burden la Speaker avec cette responsabilité ». Une troisième possibilité : la nomination du speaker adjoint. « Peut-être le Deputy Speaker ». Une autre possibilité serait de suivre les mêmes démarches du comité de l’ICAC. La dernière possibilité est que le Premier ministre fasse une proposition en faveur d’un président après consultation avec le leader de l’opposition.
Dans un autre contexte, Paul Bérenger s’est montré très critique vis-à-vis de la MBC. Il a déploré que la télévision nationale soit devenue ce qu’elle est, ce à un moment où des mesures sont prises pour la retransmission en direct des travaux parlementaires. « There has never been so awful manipulation », devait-il ajouter sous la protestation de la majorité.
Paul Bérenger s’est également interrogé sur le recrutement d’un directeur/manager et un personnel pour un « full-fledged independent production unit ». Mais là également, la question peut être posée : recrutés par qui?? « Le Broadcasting Committee devrait en être responsable », selon lui.
S’agissant des commentaires venant du public, selon lesquels les parlementaires pourraient se protéger à travers cette retransmission en direct si la caméra lors d’un incident ne montre pas une image complète de la Chambre, mais juste une partie, Paul Bérenger souligne : « Nous devons commencer quelque part. Si nous nous surprotégeons, bien sûr, le Broadcasting Committee contrôlera. La presse sera témoin de ce qui se passe. Si la couverture ne montre pas les juicy bits au public, la presse protestera ».