Une semaine après sa démission rejetée par le Comité Central de son parti,  le leader du MMM a fait face à la presse en ce samedi 17 février à Ebène. Paul Bérenger est d’abord revenu sur la réunion du Comité Central de samedi dernier qui selon lui, a permis éclaircir beaucoup de choses . « Cette réunion nous a donné les moyens au MMM de reprendre notre préparation pour les élections générales à venir, consolider nos régionales et de considérer toutes les nouvelles initiatives et actions du Bureau Politique chaque lundi et au comité central chaque deux semaines. Cela ne veut pas dire que toutes les initiatives seront adoptées, mais nous sommes ouverts à toutes les suggestions, » dit-il.

L’autre point fort évoqué lors de cette conférence de presse concerne la rentrée parlementaire et le leadership de l’opposition. Paul Bérenger estime qu’il y a un flou total au sein des partis de l’opposition à ce sujet, et ce, à cinq semaines de la rentrée parlementaire. Il a de ce fait réitéré son appel à la Présidence de la république pour rencontrer les membres de l’opposition parlementaire afin de nommer la « most acceptable person » comme leader de l’opposition, comme le veut la Constitution, et ce dès la rentrée parlementaire le 27 mars. 

Le leader des mauves a dénoncé par la suite le réveil tardif du Premier ministre dans l’affaire Gaiqui ce matin. Paul Bérenger soutient que ce n’est que 12 jours après le scandale que le Premier ministre a demandé qu’une enquête soit ouverte. Qualifiant ce retard de ridicule et inacceptable, Paul Bérenger a d’ailleurs comparé cette lenteur avec celle du rapport concernant l’affaire Vijaya Samputh qui selon lui dort toujours dans un tiroir.

Concernant les travaux du Metro Express, Paul Bérenger fustige le manque de planification de la part du ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha ainsi que le chaos causé par les différentes déviations. Le leader du MMM critique également le manque de dialogue entre les autorités concernés et les forces vives au sujet de la Promenade Roland Armand avant le début des travaux du Metro Express. « C’est triste qu’il n’ait pas eu de vrai dialogue avec les forces vives concernées afin de trouver une alternative. Il y a aura encore énormément de cafouillage pas seulement à Rose-Hill et à Port-Louis, » estime Paul Bérenger.