Les pêcheurs à la senne, qui perçoivent une aide du gouvernement pendant la fermeture, sont mécontents. Ils n’ont pas encore reçu leurs allocations. Selon Louis Arnaud L’Enflé, président de la Coopérative Saint Benoît, le ministère de la Pêche aurait pu donner une meilleure considération aux enfants des pêcheurs, à l’occasion de Noël. La pêche à la senne est interdite depuis le 11 octobre dernier. Chaque année, il y a une fermeture de cinq mois, correspondant à la période de reproduction des poissons. Pendant cette période, le gouvernement offre une allocation de Rs 298 par jour aux pêcheurs à la senne dûment enregistrés.

Or, déplore Louis Arnaud L’Enflé, le paiement se fait souvent en retard. C’est d’ailleurs le cas en ce mois de décembre, où les principaux concernés s’attendaient à recevoir leur argent avant Noël. Mais leur déception a été grande. « C’est dommage car nous aussi on a des enfants et on doit fêter Noël », dit le président de la coopérative Saint Benoît, à Tamarin. Il faut savoir que la pêche à la senne est pratiquée que pendant sept mois au cours de l’année, soit de mars à octobre.

C’est un type de pêche folklorique où les pêcheurs doivent être regroupés au sein d’une coopérative. Pendant la fermeture, les sennes sont gardées sous scellés par les gardes-pêche afin d’éviter des cas de pêche frauduleuse et le risque de prendre de petits poissons. De même, le gouvernement décourage la pêche à la senne afin de mieux protéger l’environnement marin. Un “scheme” avait même été lancé afin d’encourager les pêcheurs à rendre leurs sennes. Cependant, certains continuent car ils disent ne pas avoir d’alternative pour leurs activités. L’allocation pour la période de fermeture est basée sur six jours par semaine. Le dimanche et les jours fériés ne sont pas comptabilisés.

De même, les pêcheurs à la senne n’ont pas d’allocation pour mauvais temps pendant la fermeture. En revanche, le gouvernement leur offre dix jours d’allocations supplémentaire