Depuis sa construction en 2010, le Fish Auction Market situé aux Salines est resté fermé. Aucun opérateur n’a pu être trouvé, en dépit des différents appels d’offres. Or, ce bâtiment fermé a coûté Rs 3,2 millions au ministère pour le bail à la Mauritius Ports Authority et le service de gardiennage. Qui plus est, les équipements qui s’y trouvent et qui ont coûté Rs 6 M risquent de s’abîmer.
Ces dernières années, le rapport de l’Audit est revenu en plusieurs occasions rappeler le gaspillage de fonds que représente le Fish Auction Market. Construit au coût de Rs 30 millions en 2010 pour la vente de poissons à la criée, ce bâtiment est resté fermé par manque d’intérêt des opérateurs. Qui plus est, des manquements dans la construction ont aussi été notés. À titre d’exemple, le faux plafond s’est détaché.
Le directeur de l’Audit rappelle que dans le rapport de 2013, il avait recommandé de faire une évaluation des manquements par le contracteur et d’envoyer le dossier à l’Attorney General’s Office pour des actions légales. Mais à mai 2015, rien n’avait été fait.
Qui plus est, le ministère avait investi Rs 6 M pour des équipements au Fish Auction Market. Ceux-ci n’ont jamais été utilisés et risquent de s’abîmer.
En réponse à ces observations, le ministère a fait comprendre qu’un nouvel appel d’offres avait été fait en 2014. Mais à avril 2015, seuls trois opérateurs avaient exprimé leurs intérêts. Toutefois, le ministère veut élargir cet exercice en invitant des opérateurs du seafood à faire des propositions.
Par ailleurs, le ministère de la Pêche a également été épinglé pour la mauvaise gestion des commandes pour les cages servant à l’aquaculture. Au coût de Rs 8 803 900, ces cages, dont le contrat a été alloué en avril 2014, devraient être livrées dans un délai de 120 jours. Tel n’a pas été le cas. Mais lorsque celles-ci étaient prêtes, le ministère n’a pas été en mesure de prendre la livraison faute d’endroit pour les stocker car les sites où elles devaient être installées n’avaient pas encore été déterminés.
À cela, le ministère a répondu que dix sites ont été identifiés en mai 2015 et que des instructions ont été données au contracteur pour l’installation en mer. De même, un comité étudie les applications des coopératives de pêche pour l’allocation des cages.