Un comité institué par le ministère de la Pêche examinera les problèmes rencontrés par les pêcheurs de banc. Telle est en tout cas la décision prise après la grève de la faim de Mohamed Mustapha. Le comité a jusqu’à fin mai pour trouver des solutions.
Le comité est constitué de quatre représentants des pêcheurs de banc, d’un représentant des membres d’équipage, d’une représentante des veuves des pêcheurs disparus à bord du King Fish I et II, d’Anil Moheeputh, activiste social, et de Jack Bizlall, représentant de l’Union des pêcheurs de banc (UPB). Des représentants des ministères de la Pêche, du Travail et de la Sécurité sociale y siègent également. Lors de leur mouvement de grève, les pêcheurs de banc ont attiré l’attention sur la précarité de leur emploi. Déjà, ils ont des difficultés à se faire embaucher car « les compagnies mauriciennes préfèrent la main-d’oeuvre malgache, qui est meilleure marché », déplorent-ils. Les pêcheurs réclament aussi la publication du nouveau “renumeration order” pour ce secteur, dont les consultations ont déjà été enclenchées depuis 2012. A noter que c’est Jack Bizlall qui a représenté les pêcheurs auprès du National Remuneration Board.
La finalisation de la liste des pêcheurs actifs, la clarification concernant le recrutement des Malgaches et un rapport sur les conditions de vie sur les bateaux figurent aussi sur la liste des recommandations.
Prenant en considération que le type de pêche pratiqué par les pêcheurs concernés disparaîtra bientôt, Jack Bizlall avait également demandé au ministère de la Pêche d’assurer la formation des jeunes aux nouvelles méthodes afin qu’ils puissent devenir des marins pêcheurs qualifiés. Il est également suggéré de trouver une formule pour accorder une aide sociale aux pêcheurs au chômage.
Le comité se réunira deux fois par mois pour étudier toutes ces propositions ainsi que les doléances des veuves des pêcheurs disparus à bord des bateaux King Fish I et II. Un rapport doit être soumis fin mai.