Une opération Crackdown dans le Nord en fin de semaine dernière a permis aux garde-pêche de mettre la main sur du matériel utilisé pour la pêche illégale. 2 355 mètres de sennes ont ainsi été saisies et un individu appréhendé. Ce qui porte à plus de 19 000 mètres de sennes illégales récupérées depuis 2012.
Le Fisheries Protection Service (FPS) du ministère de tutelle, dont le bateau avait été endommagé en janvier lors du passage du cyclone Dumilé, est désormais doté de neuf dinghies pour des interventions plus rapides en mer. Le FPS a ainsi pu intensifier ses patrouilles de nuit comme de jour pour traquer les fraudeurs.
Jeudi dernier, une opération Crackdown menée dans le Nord, avec le concours de la police régulière et de la Flying Squad, a permis de mettre la main sur 2 355 mètres de sennes illégales. Un individu a également été appréhendé à son domicile lors de cette opération.
Le ministère de la Pêche veut ainsi donner un signal fort pour décourager les pratiques frauduleuses.
Depuis 2012, plusieurs opérations du genre ont été menées. À ce jour, plus de 19 000 mètres de sennes illégales ont été saisies et 445 contraventions dressées.
Le ministère invite le public en général à collaborer avec les autorités en dénonçant les pratiques illégales. Une Hotline, le 8001011, a été mise en place à cette fin et l’anonymat est garanti. Il est aussi rappelé que tout contrevenant sera poursuivi en justice d’après les dispositions de la Fisheries and Marine Ressources Act 2007.
Rappelons également que la pêche à la senne est réglementée et n’est autorisée qu’à certaines périodes de l’année. Chaque pêcherie n’a droit qu’à 500 mètres de filets pour ses activités. Et, pour éviter d’attraper les petits poissons, les filets doivent comporter des mailles à dimension spécifique.
De même, le gouvernement encourage les pêcheurs à la senne à se recycler dans d’autres domaines comme l’aquaculture, en raison de l’impact de cette technique de pêche sur l’environnement marin. Chaque pêcheur qui rend sa carte et sa senne a droit à une compensation de Rs 70 000. Mais pour certains, ce montant ne suffit pas.