Le Syndicat des Pêcheurs se dit concerné par les pratiques de certains bateaux étrangers pêchant dans notre Zone économique exclusive (ZEE). Il invite les autorités mauriciennes à ouvrir les yeux sur certaines pratiques qu’il juge « néfastes » pour l’environnement.
Selon Judex Rampaul, président du Syndicat des Pêcheurs, au moins cinq bateaux chinois actuellement dans notre région mériteraient une attention particulière des autorités. « Ce ne sont pas des senneurs, comme c’est le cas pour les bateaux européens. Ils utilisent un système qui balaie le fond marin. C’est une pratique néfaste à l’environnement. Nous faisons un appel aux autorités concernées pour qu’elles suivent de près les activités de ces bateaux ». Il ajoute que le gouvernement mauricien ne devrait pas se contenter de donner des permis pour pêcher dans nos eaux, mais devrait aussi contrôler ce que les étrangers font de ces permis.
Judex Rampaul estime que l’environnement marin est déjà sous pression, notamment avec la pollution et les différents travaux d’agrandissement au port. À ce sujet, il a réitéré son appel pour la mise en place d’un comité interministériel pour discuter de l’avenir des pêcheurs de la région du port. « De grands travaux sont déjà en cours. Il est prévu qu’il y ait un développement entre Grande-Rivière-Nord-Ouest et Baie-du-Tombeau. Où sommes-nous dans ce développement ? Y a-t-il un plan pour les pêcheurs ? »
Par ailleurs, le Syndicat des Pêcheurs souhaite une commission d’enquête sur le Fishermen Investment Trust. « Quelque Rs 15 millions ont été investies dans ce fonds, qui avait pour objectif d’aider les pêcheurs à se recycler, car la pêche artisanale est en difficulté. Mais rien n’a été fait jusqu’ici ». Environ 5 000 pêcheurs avaient en effet gratuitement obtenu 300 actions de Rs 10 dans ce fonds. À ce jour, différents projets d’aquaculture ont été mis en place, mais les pêcheurs ne sont pas satisfaits des retombées. Ils rappellent également que le FIT avait deux bateaux pour permettre aux pêcheurs d’aller hors du lagon, mais que ceux-ci ont été abîmés lors du cyclone Dumilé en janvier 2013.