La galerie Françoise Vrot prolonge sa traditionnelle exposition de fin d’année, initialement programmée jusqu’à aujourd’hui. Cette galerie-atelier de Pointe-aux-Canonniers propose cette année un grand choix de tableaux, parmi lesquels figurent en tête de liste les travaux que l’hôtesse des lieux a réalisés dernièrement sur le thème de la boutique. Est également invitée sa compatriote Véronique Le Sciellour, spécialisée dans les portraits au crayon de couleur, à la mine de plomb ou à l’aquarelle, qu’elle a réalisés ici avec des modèles mauriciens, de belles gueules bien typiques et pittoresques.
La peintre Françoise Vrot ouvre son atelier galerie chaque fin d’année avec une exposition à laquelle elle convie d’autres artistes de son entourage. Comme chaque année, son compagnon Mona Quédou, bien connu pour l’enseignement de la peinture sous l’eau, propose ses “sous-marines”, particulièrement avec des épaves comme sujet ou motif cette année. Françoise Vrot a aussi associé à cette exposition les adolescentes Vanisha et Camille, qui montrent leurs petites marines typiquement mauriciennes, tandis que les artisans Michel et Devinah proposent, eux, des objets en terre cuite peinte qu’ils ont réalisés avec leurs élèves.
Françoise Vrot n’a jamais eu peur des grands formats dans lesquels elle réussit particulièrement à camper des scènes champêtres avec, par exemple, les coupeuses de cannes, qui ont constitué sa principale source d’inspiration à ses débuts à Maurice et par lesquelles elle a réussi à faire apprécier son talent. Depuis quelques années, Françoise est passée de la poussière de paille à la poussière urbaine ou villageoise… en croquant nos traditionnelles scènes “amba laboutik” sous la varangue ou le simple auvent, là où l’on se réfugie en attendant le bus, pour se protéger du soleil et partager un moment avec des amis.
Une pièce de 210X120 au bleu dominant plonge le visiteur dans ces espaces de pénombre où bruissent les rumeurs et confidences masculines, montrant des personnages aux attitudes à la fois naturelles et suggestives. En revanche, un angle de rue port-louisien comme des milliers de Mauriciens en côtoient chaque jour sans plus prendre le temps de les regarder.