Thybel de Thorrinthe fait partie de ces personnes qui peuvent laisser l’impression d’avoir vécu de grandes aventures et, peut-être même, d’avoir trouvé la clé du bonheur, ou du moins le chemin qui y mène. Mais comme rien ne remplace l’expérience vécue, cet homme, qui se considère sur une voie initiatique, tente de faire comprendre, par la peinture et le symbolisme, le bien-être que procurent la méditation ou le yoga, voire l’expérience d’un éveil de la conscience. Basés sur le symbolisme et les couleurs de l’arc-en-ciel, une vingtaine de ses tableaux ont rejoint la collection de la galerie ésotérique Osstie depuis quelques semaines.
Thybel de Thorrinthe ne cache pas que son nom intriguant est un pseudonyme révélant son vrai nom sans problème, Gérard Bal-Jorcin. Si ces patronymes assez inusités intriguent, on pourrait être encore plus étonné de découvrir que notre interlocuteur a également un nom en sanskrit. C’est qu’il « pratique quotidiennement le siddha yoga et le yoga intégral depuis 1986, répétant ses mantras et rituels devant des photos des maîtres ascensionnés de Shamballah ».
Français né dans les Alpes, Thybel de Thorrinthe a quitté le secteur de la finance au bout de quelques années pour s’orienter, dans un premier temps, dans la pratique de la sophrologie médicale. Un coup d’oeil sur sa biographie permet de comprendre qu’en passionné, il s’est formé à d’innombrables techniques orientales, telles le reiki, et s’est intéressé à tout ce qui pourrait permettre d’être plus heureux et épanoui, de la psychologie selon Jung à la numérologie et l’astrologie, sans oublier certaines approches de contrôle du mental.
« Mon yoga est sans religion, c’est le yoga de l’amour universel. » Thybel de Thorrinthe nous confie aussi avoir vécu trois ans en Inde dans un ashram shivaïste du côté de la colline sacrée d’Arunachala, près de Tiruvannamalai, dans le Tamil Nadu. Vivant à Maurice, il a commencé à peindre en utilisant les couleurs du quadricolore mauricien, proposant entre autres une représentation du yin et du yang de cette manière. Plus couramment, il utilise les couleurs de l’arc-en-ciel pour leur valeur symbolique dans l’ésotérisme, qu’il associe à des visions de diverses divinités pour la plupart liées à l’hindouisme, mais aussi aux formes issues de sa culture occidentale d’origine.