Le colloque « Malcolm de Chazal : hier et demain » du 10 au 13 septembre a entre autres permis de faire le point sur la Fondation qui l’accueillait et ses activités. Le président de cette organisation, Robert Furlong, s’y est attaché avant les allocutions de clôture.
Si cette institution d’État a été créée en 2002 sur la base d’une loi, elle n’exerce pleinement ses activités que depuis un an et demi. Un hommage a été rendu, lors de l’ouverture du colloque à sa première présidente, Lilian Berthelot, qui nous a malheureusement quittés il y a un mois. Grâce à sa nomination en 2003, cette grande dame de la littérature et de l’histoire a pour ainsi dire essuyé les plâtres ; défrichant le projet et jetant quelques bases en favorisant par exemple la réédition de Sens plastique et de La vie filtrée chez Gallimard, ou en commandant une série documentaire au Collège des ondes.
Le conseil d’administration a été dissous en 2005 avec le changement de gouvernement et de ce fait, l’organisation est restée en sommeil jusqu’en 2010, quand Robert Furlong a été nommé président. Ce dernier a dû alors remettre la mécanique en place en préparant différentes activités pour « L’année Malcolm de Chazal » en 2011. 2011 a notamment permis de faire connaître Malcolm de Chazal dans quinze collèges à travers des conférences, ainsi que dans des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC). Des enfants des CLAC ont également appris à peindre à la manière de Malcolm avec l’aide d’Henry Kumbs, puis une exposition de gouaches originales ainsi qu’un festival de théâtre chazalien se sont tenus.
Cette année, le prochain événement après le colloque est une exposition didactique sur l’homme et son oeuvre programmée du 1er au 13 octobre à Port-Louis. Réalisée sur des panneaux, celle-ci circulera ensuite à travers le pays, notamment dans les collèges. Si les articles « de » Malcolm de Chazal ont en grande partie été répertoriés, ce n’est pas encore le cas des articles « sur » Malcolm de Chazal, pour lesquels la fondation a missionné un chercheur qui commencera ses investigations à partir de 1935. Le site web de la fondation devrait, à partir du mois d’octobre, permettre de partager gratuitement l’oeuvre littéraire avec la mise en ligne d’une dizaine d’ouvrages.
Pour 2013, les projets vont notamment consister à préparer un catalogue raisonné de l’oeuvre picturale, puis concevoir et lancer un Prix Malcolm de Chazal. Les actes du colloque qui vient d’avoir lieu, constitueront le premier ouvrage de la collection Études chazaliennes. Non seulement dans l’idée de rendre l’oeuvre accessible mais aussi d’apporter des revenus à la fondation, les tableaux qu’elle possède seront reproduits sous différentes formes telles que des affiches, cartes postales et autres signets.
Un des volets fondamentaux de la mission de la Fondation Malcolm de Chazal consiste à inscrire l’oeuvre écrite dans les programmes scolaires. Ce projet a été interrompu en 2005 et les représentants de Cambridge s’y étaient montrés plutôt réticents, estimant que la littérature de Chazal n’était pas adaptée à nos programmes d’enseignement… Les représentants de la fondation et nombre de Mauriciens qui connaissent bien son oeuvre sont évidemment d’avis contraire, et ce d’autant plus qu’une grande diversité de textes est désormais disponible. La fondation compte donc concevoir et préparer des outils pédagogiques pour différents niveaux de l’enseignement secondaire.