Les portefeuilles d’investissement du National Pensions Fund et du National Savings Fund s’élevaient à Rs 79,3 milliards et Rs 15,4 milliards respectivement à fin juin 2012, soit une progression de Rs 5,8 milliards et Rs 1,6 milliard sur une année. Les deux fonds ont enregistré des retours sur investissement positifs sur la période juillet 2011-juin 2012, soit 7,49 % pour le NPF et 9,32 % pour le NSF. Ces performances ont été communiquées hier lors d’une conférence de presse par les membres du comité de gestion des deux fonds, comité présidé par le secrétaire financier Ali Mansoor.
Le taux de rendement sur les investissements du NPF pour l’année 2011-2012 a été en dessous de l’objectif initial fixé par le comité de gestion. Suivant les recommandations de l’exercice actuariel entrepris en 2005, le comité de gestion des deux fonds estime qu’un taux de rendement équivalent au taux d’inflation plus 4 % concernant le NPF est approprié alors que pour ce qui est du NSF, le taux de rendement doit êtr e au moins égal au taux d’inflation plus 3 %. Le comité a jugé que la fixation de taux supérieurs équivaudrait à prendre plus de risques, ce qui est considéré comme imprudent à la lumière des objectifs préalablement établis.
Pour les 12 mois se terminant au 30 juin 2012, le NPF a réalisé un taux de rendement de 3,1 % au-dessus du taux d’inflation, ce qui, constate le comité de gestion, est inférieur à l’objectif de 4 %.
Par contre, le NSF a enregistré une performance supérieure avec un taux de 4,9 % au-dessus du taux d’inflation. Le comité de gestion observent que le NSF a produit des résultats au-dessus des objectifs établis sur un, trois et cinq ans alors que le NPF a fait moins bien par rapport aux objectifs fixés sur deux périodes : une année et cinq années. Les gestionnaires du NPF et du NSF trouvent cependant que ces performances sont « quite commendable, bearing in mind the recent low yield environment, appreciation of the Mauritian Rupee and volatile stock prices over the last five years ».
Sur la période juillet 2011-juin 2012, le comité de gestion du NPF et du NSF ont dû faire face à des conditions de marché difficiles tant à Maurice qu’à l’étranger. Les rendements sur les valeurs à rendement fixes ont diminué dans le sillage de la baisse du taux directeur de mars 2012. Le marché boursier mauricien a aussi évolué en territoire négatif, le SEMTRI cédant 5,2 % au cours du premier trimestre 2012. La roupie mauricienne, par ailleurs, s’est dépréciée de 5 % vis-à-vis du dollar américain, de 6,1 % et 1,9 % contre la livre sterling et l’euro respectivement au cours des six premiers mois de cette année. Cette situation a été compensée par la montée des valeurs boursières étrangères. Voulant prendre avantage du repli des cours de différentes valeurs très en vue du marché local, le comité de gestion a investi Rs 184 millions dans ces titres tout en bénéficiant d’un dividend yield de 3,3 % en moyenne.
« Given the lower yields, the Investment Committee has been cautious when investing in the local Government Bonds and Bills », a indiqué Imrith Ramtohul, consultant à l’investissement. Le comité a continué à privilégier les investissements dans les titres émis par l’État, les placements additionnels dans les obligations à long terme du gouvernement se chiffrant à Rs 400 millions. « These bonds represented an ideal match for the liabilities of the Fund and the yields obtained were considered as satisfactory », précise le rapport du comité. Les retours sur investissement du NPF et du NSF dans les titres émis par le gouvernement s’élevaient à 4,76 % et 5,05 % respectivement pour le premier semestre 2012.
Pour ce qui est du marché boursier local, des investissements diversifiés de Rs 184 millions ont été faits de janvier à juin 2012. Même si le retour moyen sur investissement a été négatif (-1 %), il est, souligne le comité, en dessous du repli du SEMTRI (-5,2 %) pendant la même période. S’agissant des investissements additionnels à l’étranger, le comité a pour la première fois fait des placements dans deux fonds africains, soit un montant total de Rs 56,6 millions. « The Investment Committee deemed it appropriate to increase exposure to the African investments given the potentially highly attrative growth prospects in the region », indique la direction du comité. En sus de ces investissements dans les fonds africains, de nouveaux placements de Rs 297 millions ont été faits dans divers fonds à l’étranger.
Ali Mansoor et Imrith Ramtohul ont soutenu, en présence d’autres membres du comité d’investissement dont les représentants des employeurs et employés, que la prudence sera toujours de mise en matière de gestion des ressources du NPF et du NSF qui atteignent aujourd’hui environ Rs 95 milliards. Le comité veillera à ce que les deux fonds puissent générer des retours sur investissement qui tiennent en compte les risques associés aux conditions du marché qu’elles soient positives ou négatives.