La messe de la Pentecôte hier à Marie Reine de la Paix a été à la hauteur des attentes des organisateurs qui espéraient 35 000 personnes. Une immense foule des différentes paroisses du pays ont fait le déplacement pour assister à la cérémonie  qui célébrait aussi la marche des vocations et les 20 ans d’épiscopat de l’évêque de Port-Louis. Mgr Maurice Piat a souligné l’importance du pardon dans son homélie. Ayant débuté avec un peu de retard à cause d’une panne d’électricité, la célébration était entièrement en kreol.
 Mgr Maurice Piat a débuté son homélie en posant cette question : « Que veut dire prier l’Esprit Saint pour les vocations ? ». Selon lui, l’Esprit Saint préfère la qualité à la quantité. Et, pour retrouver la qualité dans la foi, l’amour et l’espérance, nous devons, a-t-il dit, « retrouver le trésor de l’appel de notre baptême ». Les jeunes qui se préparent à devenir prêtres, les couples mariés et les jeunes en général, tous, « nous devons retrouver le trésor de l’appel de notre baptême ».
Ce trésor, a poursuivi l’évêque de Port-Louis, « c’est ce Jésus qui vient vers nous pour nous offrir son amitié et qui nous fait comprendre la beauté de l’amour de Jésus ». Il s’agit, pour nous, a ajouté l’évêque, d’apprendre à ouvrir notre coeur quand l’Esprit Saint frappe à notre porte. « Zezi ti promet so ban disip zot pou recevoir zot batem. Li dir zot atan. Zezi dir nou atan. Prepar zot, l’Espri Sin pe vini. Ouver zot leker avek la Vierz pou li apran nou dir oui ».
Dans un style métaphorique très propre à lui, Mgr Piat a établi un parallèle entre l’Esprit Saint et la brise qui souffle sur notre bateau à voile « pour nous conduire quelque part ». Et, pour cela, « nou bizin pozision sa bato-la bien. Bizin ouver lavoil e tenir li ouver pou ki la briz kapav pous li ver le larg. Si nou pa ouver lavoil, la briz pou don sekous le bato. Si ou les ouver lavoil, bato-la pou ale ». Notre rôle est ainsi de nous laisser conduire par cette brise. Et, l’Esprit Saint nous mène « dans une direction de paix et de réconciliation, d’empowerment et d’unité comme les membres d’un seul corps ».
L’évêque a en outre pris l’exemple des apôtres de Jésus qui, le soir de Pâques, s’étaient enfermés parce qu’ils avaient peur des juifs. « Certains cherchaient toujours leur propre avantage. Lorsque Jésus fut condamné, ils avaient l’impression d’avoir tout perdu et ils avaient peur. Mais, Jésus leur montra sa plaie en leur disant qu’il a donné sa vie pour eux. C’est une grande chose. Les apôtres étaient remplis de joie. C’était une joie semblable à celle d’un enfant qui vient de recevoir le pardon de ses parents ». Mgr Piat a renvoyé également à l’histoire du fils prodigue qui voulait s’emparer de l’héritage de son père. « Lorsqu’il retourne, il est pris de peur. Li rod enn ti plas serviter. Me so papa dir li, “se mo pardon ki pou redon toi lavi”. »
Saint Paul de même, selon l’évêque, « était un persécuté de l’Église. Ce n’est que lorsque Jésus lui accorda le pardon qu’il put être témoin de Jésus. Zezi dir Sin Paul : “Mo la gras ase pou toi. Sa pardon-la pa zis pou toi me pou tou dimoun. Al dir tou dimoun zot fin resevoir mo pardon” ».