Pendant que la République de Maurice attend toujours que débute devant le Tribunal de la Mer de Hambourg le procès qu’elle intente à la Grande-Bretagne contestant la légalité du décret d’un Parc marin protégé (Marine Protected Area), exclusivement britannique, autour de l’archipel des Chagos (revendiqué par Maurice), le gouvernement de Londres semble s’être résolument embarqué dans une vaste opération de charme auprès de la communauté chagossienne. 
Mercredi 29 juillet dernier, le haut commissariat britannique à Port-Louis a effectivement organisé une télé-conférence réunissant les leaders de cinq groupes qui revendiquent, chacun de leur côté, la représentation de la communauté déplacée. L’objectif de Londres était de les inviter à participer à une visite dans les îles de l’archipel en novembre prochain à l’occasion de la commémoration de la Fête des morts. Selon nos informations, la plupart des représentants des groupes pressentis, en particulier ceux-là qui ont choisi de se classer comme sujets britanniques et en rejetant leur nationalité britannique, à l’instar d’Allen Venkatessin, ont donné leur accord. 
Une des conditions imposées par Londres pour être du voyage est que les participants se conforment aux lois britanniques et soient munis d’un laisser-passer délivré par les autorités de la British Indian Ocean Territory (une entité que l’île Maurice, ni la communauté internationale ne reconnaissent). 
M. Fernand Mandarin, le président du Comité Social des Chagossiens (CSC) affirme avoir été le seul lors de la télé-conférence à avoir catégoriquement repousser l’offre britannique. « Comme lors du premier pèlerinage des Chagossiens dans leurs îles natales en 2006, nous ne nous sommes pas soumis aux conditions des Britanniques et avions exhibé fièrement notre attachement à l’île Maurice; j’ai dit non au haut commissariat britannique. Je suis un natif des Chagos et en tant que tel, j’ai le droit de rentrer librement dans mon pays. J’ai également fait comprendre cela à la Grande-Bretagne », a soutenu M. Mandarin.
Tout comme le président du CSC, il y a effectivement de quoi s’étonner des mamours subits du gouvernement britannique pour les Chagossiens après s’être pendant plus de quarante ans presque totalement désintéressé de leur sort…