Malgré une hausse de 15 % de son chiffre d’affaires à un peu plus de Rs 4 milliards, le Groupe Harel Mallac a terminé l’exercice financier 2012 avec des pertes de Rs 98 millions par rapport à des profits nets de Rs 199 millions en 2011. Une mauvaise performance attribuable à un contexte économique global et à des défis en interne. « Le groupe est prêt à rebondir en 2013 », assure le Chief Executive Officer Christopher Boland.
Les résultats financiers d’Harel Mallac pour l’année 2012 ont été, selon la direction, affectés par des conditions commerciales défavorables provoquées par un environnement économique pénalisant, un litige commercial de grande envergure et des défis à relever en interne. Le groupe a terminé l’année avec un chiffre d’affaires juste au-dessus de Rs 4 milliards en 2012, mais en progression de Rs 522 millions (+15 %) comparativement à 2011. Cette croissance, fait-on ressortir, est due à
plusieurs facteurs : une position maintenue dans certaines activités traditionnelles, des opérations plus intenses dans quelques nouveaux marchés et une évolution positive du programme « Growing Beyond » en Afrique continentale et dans la région sud-ouest de l’océan Indien.
Cependant, observe la direction, les séquelles de la crise économique ont affecté plusieurs secteurs d’activités tels la construction, l’ingénierie, le textile, la distribution et le tourisme, qui sont associés aux opérations de filiales du Groupe Harel Mallac. « Cette situation a entraîné une baisse de la marge opérationnelle, à laquelle il faut ajouter un retour sur investissement retardé dans certaines nouvelles activités, des pertes enregistrées par quelques filiales du groupe – entre autres à Madagascar et à Mayotte – ainsi que les retombées d’un litige commercial », indique le groupe dans un communiqué de presse. De plus, d’importants investissements consentis en 2012 pour soutenir le développement futur du groupe ont également diminué les bénéfices pour l’année, portant les pertes totales à Rs 98 millions.
« Même si les résultats pour 2012 sont en baisse, il faut noter que le Groupe Harel Mallac a récolté au cours des années précédentes des résultats positifs. En effet, la moyenne annuelle des profits avant coûts financiers a été de Rs 141 millions pour la période de 2007-2012 alors que la moyenne des parts de profits revenant aux actionnaires pour la même période a été de Rs 133 millions. Notre entreprise a une très longue histoire, faite de succès, d’innovation et de détermination. Nous enregistrons un bilan négatif pour l’année 2012 dans un contexte économique difficile et un contexte particulier pour notre groupe. Nous sommes prêts à rebondir et à assurer la pérennité et le développement de l’entreprise pour le bien de ses actionnaires, de ses salariés et des localités où nous opérons », déclare Christopher Boland.
Dans les milieux du groupe, on parle du recentrage des activités engagé depuis l’année dernière et portant notamment sur le
lancement de nouvelles initiatives avec un accent sur l’innovation, les services et la
croissance régionale. Il y a un renforcement des activités à fort potentiel, celles des secteurs tels la distribution d’équipements médicaux, l’informatique (emphase sur la technologie ‘Cloud’), la formation spécialisée et l’hôtellerie (investissement dans Attitude Resorts Management Ltd.). Le groupe a également lancé un programme de formation et de développement d’une « business excellence culture ». Ces initiatives, ajoute-t-on, soutiendront le retour escompté à la profitabilité.
Le Groupe Harel Mallac est l’une des plus anciennes entreprises commerciales à Maurice, comptant plus de 180 années d’activités. Avec un effectif d’environ 1 300 employés opérant dans une trentaine de sociétés, le groupe est impliqué dans divers secteurs clés tels l’agroalimentaire, les produits chimiques, les TIC, l’impression, l’ingénierie, l’externalisation, les voyages et les loisirs. Coté à la Bourse de Maurice depuis 1991, le Groupe Harel Mallac a également étendu ses activités à Madagascar, à Mayotte, en Zambie, en Tanzanie, au Burundi et au Rwanda.