La plainte logée par l’ex-Premier ministre Navin Ramgoolam sur « l’anticonstitutionnalité » des perquisitions faites en ses résidences en février dernier a été appelée aujourd’hui devant le Deputy Master and Registrar de la Cour suprême, Shameem Hamuth-Laulloo. Me Karen Purson, qui représente les défendeurs, a demandé que certains extraits de la plainte soient retirés. L’avoué Bhooneswar Sewraj, qui représente l’ex-Premier ministre, a fait ressortir qu’il y avait des procédures à suivre pour ce faire. L’affaire sera ainsi appelée une nouvelle fois le 30 juin, date à laquelle les deux parties feront part de leur position.
L’ex-Premier ministre avait été arrêté le 6 février dernier. Dans une plainte logée en Cour suprême en avril, Navin Ramgoolam poursuit l’État, le Commissaire de police, trois officiers du Central CID (les sergents Ramdoo et Seebaruth et le constable Veder) ainsi que trois juges de district : les magistrates Shavina Jugnauth-Chuttur, Kadampanavasini Sockalingum-Juwaheer et Shefali Gannoo. Il demande que tous ses biens saisis chez lui, y compris les Rs 220 millions, lui soient restitués et réclame une roupie symbolique pour les dommages et le préjudice subi.
Navin Ramgoolam avance dans sa plainte que ses droits constitutionnels ont été bafoués à l’instant où les policiers ont obtenu un mandat de perquisition en Cour. Selon lui, les magistrats ont accordé le mandat de perquisition sans s’assurer que ses droits soient respectés et il soutient que les six mandats de perquisition obtenus pour fouiller ses résidences sont « injustes, illégaux et anticonstitutionnels ».