Ce sont des membres de l’Association Pétanque de l’Île Maurice (APIM) mécontents, que Week-End a rencontrés dans ses locaux, mercredi. Ces derniers, en occurrence le président Radhakrishansing Rajkoomar et le trésorier Faez Abdoolatiff, réfutent les allégations que Marco Alphonse, secrétaire du Mahébourg Everton Pétanque, a tenues à leur encontre lors de sa conférence de presse le 30 juillet.
Radhakrishansing Rajkoomar et Faez Abdoolatiff ont tenu à clarifier certains points qu’ils qualifient de « faux ». Pour eux, « Marco Alphonse est un vrai manipulateur. Il s’est servi de Christian Mirete dans son point de presse. Le rêve de Marco est d’être président ». Et pour arriver à ses fins, soutiennent-ils, « il fait de la démagogie et a terni l’image de l’APIM tout en nous portant préjudice ».
Selon le président de l’APIM, les élections du 22 avril se sont déroulées « en bonne et due forme ». Radhakrishansing Rajkoomar relève que « tous les critères de la Sports Act et du Mauritius Sports Council (MSC) ont été respectés à la lettre ». Et de préciser :« Je ne suis plus le conseiller du village de Souillac, et ce, contrairement à ce que dit Marco Alphonse. J’ai aussi tous les documents prouvant que la fédération de pétanque est gérée dans la transparence ».
 Le jour des élections, Abdoolatiff Faez explique qu’il « y avait 12 candidats venant des 12 comités régionaux pour former le comité exécutif. Mais celui-ci devait être constitué de 11 membres seulement. C’est le comité régional de Rivière-Noire qui s’est porté volontaire pour retirer sa candidature. »
S’agissant des billets d’avion évoqués par Marco Alphonse, le président de l’APIM avance qu’auparavant, seul le président avait le droit d’accompagner la sélection nationale aux compétitions internationales. Mais dès qu’il a pris la barre, il a changé cette politique. Désormais, c’est le comité exécutif qui choisit la personne qui sera envoyée comme chef de délégation. Autres malentendus qu’il a voulu corriger concerne ses années passées à la tête de la présidence. « Je n’ai jamais été à la tête de la fédération pendant 20 ans, affirme-t-il. J’étais président pour la première fois en 2003. J’ai assumé ce poste jusqu’en 2007. Puis j’ai été élu à la tête de la présidence une fois de plus en 2012 pour quatre années avant d’être réélu à nouveau en avril dernier. »
Dans la foulée, Radhakrishansing Rajkoomar a fait comprendre que la fédération vit avec l’argent que génèrent le payement des licences et les frais d’inscriptions aux compétitions. Le budget de fonctionnement qui leur est alloué par le MJS chaque année est d’environ Rs 615 000. De ces sommes, ils doivent financer une délégation mauricienne qui prend part aux compétitions à l’étranger chaque année. Celle-ci est souvent composée de sept personnes. Sur le plan national, à chaque tournoi l’association doit payer les arbitres, les repas (un pain fourré et une bouteille d’eau par bouliste), entre autres. Une grosse partie est également consacrée à la remise des prix.
« Les données du compte de la fédération sont remises à tout le monde à chaque assemblée générale. Qui plus est, elles sont adressées au Registrar of Associations et au MJS. Nous travaillons dans la transparence. Chaque paiement peut être vérifié et contre vérifier », soutient le trésorier de l’APIM. Il ajoute :« Jamais le tribunal n’a donné gain de cause comme le fait croire Marco Alphonse. Le Tribunal d’Arbitrage des Sports (TAS) nous a fait signer un accord dans lequel l’APIM accepte de lui donner une licence de joueur, mais il devra respecter les Rules and Regulations de l’APIM. »