« Le cadavre mutilé qui avait été retrouvé mercredi dernier dans un champ de cannes à Petit-Raffray ne peut être celui de Shrimathi Alleear, comme l’avait prétendu sa fille Anouska », soutient un policier proche du dossier. Appelée à identifier le pied de la victime, Anouska Alleear a déclaré que « ce n’est pas le pied de ma mère ».
Shrimathi Alleear, âgée de 48 ans, une habitante de Petit-Raffray portée marquante depuis la semaine dernière et activement recherchée par la Criminal Investigation Division (CID) de Goodlands, a été aperçue au dispensaire de Flic-en-Flac le vendredi 8 juillet aux alentours de 10 h 30 par le personnel de l’établissement. Concernant le cadavre mutilé retrouvé dans un champ de cannes, le décès remonte à bien plus longtemps. Par ailleurs, en attendant les résultats des prélèvements effectués par le Forensic Science Laboratory (FSC) dans la maison de Shrimathi Alleear à Petit-Raffray, Anouska a été conduite jeudi à la morgue de l’hôpital du Nord pour vérifier si le pied gauche de la victime est bien celui de sa mère. « Je suis rassurée maintenant, ce n’est pas le pied de ma maman », a-t-elle confié aux enquêteurs le même jour.
Selon nos sources, Shrimathi Alleear s’était rendue au dispensaire pour se faire examiner par le médecin pour cause de courbatures. Elle avait confié ce jour-là à un habitant du village qu’elle a « boukou problem ». Selon nos informations, elle aurait confié quelques jours plus tôt à son employeur, un habitant de Petit-Raffray avec qui elle a travaillé pendant plusieurs années, que son époux et elle allaient quitter les lieux pour aller vivre ailleurs.
Anouska Alleear avait tout d’abord identifié le cadavre retrouvé à Petit-Raffray comme étant celui de sa mère après avoir identifié des vêtements. De traces de sang ont également été trouvées au domicile de sa mère à Petit-Raffray.
Selon les recoupements d’informations obtenues de sources officielles, le pied droit du cadavre avait été visiblement dévoré par des animaux. La victime, qui serait d’origine asiatique, aurait entre 35 et 40 ans, et portait au moment de sa mort un churidar de couleur fuschia et des leggings noirs.
Une autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Gungadin, Police Medical Officer et le Dr Maxwell Monvoisin n’avait pu permettre de déterminer la cause du décès. Le corps était à un stade de décomposition trop avancé.
Anouska se dit toutefois très inquiète de la disparition de sa mère qu’elle n’a pas vue depuis plusieurs semaines. « Mo souhaité ki li retourne au plus vite lakaz ». Questionnée sur ses relations avec sa mère, elle est catégorique : « Zamais mo fine gagne problème ar li, nous ti byin d’accord », dit-elle.
A ce jour, le cadavre mutilé découvert à Petit-Raffray, le mercredi 13 juillet, reste non identifié.