Les habitants du village intégré de La Valette, Bambous, disposent depuis quatre semaine déjà d’un Centre d’éveil et de développement du jeune enfant et des parents. Ce projet intégré qui concerne le secteur de la petite enfance du National Empowerment Foundation est géré par l’organisation Terre de Paix.
« Le projet d’un Centre d’éveil et de développement du jeune enfant et des parents est un des projets phares du village intégré de La Valette, Bambous, que la National Empowerment Foundation (NEF) a créé en juin 2009 dans le cadre de son programme d’allègement de la pauvreté », explique Alain Muneean, directeur de Terre de Paix, organisme qui a décroché le contrat pour la gestion de ce centre.
Le centre accueille actuellement une vingtaine d’enfants de la maternelle, mais peut ultérieurement en accueillir une trentaine, ajoute le directeur de Terre de Paix.
Ce projet, poursuit Alain Muneean, comprend trois composante : une garderie pour les enfants de 3 mois à 3 ans, une deuxième maternelle de 3 à 5 ans et un suivi des enfants à l’école primaire jusqu’à l’âge de 8 ans en Standard III environ. « En somme, nous couvrons la tranche d’âge de la petite enfance de 3 mois à 8 ans », précise-t-il. « Le plus tôt nous intervenons, plus ces enfants auront des chances de réussir dans leur parcours de vie », ajoute-t-il.
Pour le directeur de Terre de Paix, ce projet de centre d’éveil est d’autant pertinent pour La Valette qu’il implique également les parents et la communauté. « Nous savons tous que pour qu’un projet réussisse, il est impératif que ceux concernés, c’est-à-dire, les bénéficiaires et ceux de la communauté où ils habitent, doivent pouvoir se l’approprier ! », affirme-t-il.
Ainsi, avec les parents, les animateurs du centre ont des rencontres hebdomadaires d’accompagnement chez eux ou au centre. « C’est l’occasion de discuter avec eux d’un certain nombre de thématiques et de les mettre en confiance », explique Alain Muneean.
De même, Terre de Paix privilégie autant que possible l’emploi des habitants de La Valette dans le projet, assure le président. « À l’exception de Christiane Latreille, la Coordinatrice du projet, qui n’habite pas le village intégré, tous les autres, notamment, les 5 Care-Givers, la cuisinière et le planton, résident dans le village. Nous comptons faire appel aux compétences locales autant que possible », affirme-t-il.
« Nous mettons beaucoup d’accent sur ce qu’on appelle dans notre jargon le Qualité Care, c’est-à-dire un service de qualité. Cela comprend non seulement l’implication de tous ceux concernés, mais aussi celle d’un personnel formé, disposant de matériels (pédagogique et infrastructurel) appropriés… C’est une des conditions sine qua non pour avoir des résultants probants », explique encore le directeur de Terre de Paix.
Dans peu de temps, indique notre interlocuteur, la section maternelle, concernant les enfants de 3 à 5 ans sera opérationnelle. « Nous sommes chanceux de pouvoir bénéficier du soutien de très nombreux sponsors ! », se félicite-t-il.
Restera ensuite, la composante « suivi scolaire » de ces enfants à leur école primaire. « Pour cela, nous allons bénéficier de la collaboration de Social Educators et de Social Integrators qui feront le lien entre les parents, l’école et nous, afin de nous assurer de l’implication active de la communauté dans le projet », indique-t-il.