Trente-cinq crèches situées dans des régions défavorisées ont reçu ce matin une aide financière pour améliorer leurs infrastructures. Cette démarche du ministère des Finances vise à offrir un meilleur encadrement aux enfants démunis. Selon lui, l’égalité des chances commence à la petite enfance et ceux se trouvant dans des familles vulnérables devraient bénéficier d’un environnement adéquat pour développer leur potentiel, avant même l’entrée en primaire.
Annoncé dans le budget 2013, le grant aux enfants fréquentant les Day Care Centers a connu quelques difficultés en raison de la non-accréditation d’un certain nombre de crèches. Sur les 338 existantes, seules 105 étaient agréées par les autorités compétentes. Du coup, les enfants fréquentant les autres crèches ne pouvaient bénéficier du grant de Rs 1 500 mensuellement accordé par le gouvernement. D’où la décision du ministère des Finances d’aider ces crèches à améliorer leurs infrastructures et obtenir leur accréditation.
Ce matin, 35 sur les 68 crèches ayant fait la demande pour cette aide ont reçu leurs chèques d’un montant maximum de Rs 200 000. « Nous travaillons toujours sur les 33 autres », a rassuré le ministre des Finances Xavier-Luc Duval. Ce dernier a mis l’accent sur l’importance d’un encadrement approprié aux 3 mois-3 ans car « l’égalité des chances commence à la petite enfance. »
C’est pour cela, a-t-il ajouté, que le gouvernement n’a pas hésité à investir Rs 6 millions dans ce projet. À travers l’aide à ces 33 crèches, on souhaite toucher un millier d’enfants en bas âge. « Chaque crèche construite est une prison en moins », a avancé Xavier-Luc Duval.
Dans la foulée, le ministre des Finances a dit son regret concernant le débat sur les chiffres de la pauvreté. Il a invité à ne pas confondre entre la pauvreté relative et la pauvreté réelle.
Pour sa part, le ministre de l’Intégration sociale, Suren Dayal, a félicité son prédécesseur pour une telle initiative. Comme lui, il a rappelé l’importance de la petite enfance. « Si un enfant n’a pas eu l’encadrement nécessaire pour développer son potentiel avant cinq ans, il sera difficile pour lui de rattraper tout ce retard à l’école primaire. »
Plus que cela, cette démarche vise à renforcer les capacités des familles, a fait ressortir Suren Dayal. « En envoyant un enfant à une crèche, la maman peut-être libre pour pratiquer une activité professionnelle. De même, les parents ont droit à une formation parentale. »
Le ministre de l’Intégration sociale a précisé que les parents contribuent une somme symbolique pour ce service et participent ainsi « au bonheur de leurs enfants. »
Ce projet a été placé sous la coordination d’Ida Coombes, présidente du Child Welfare Programme.