La cité ouvrière de Petite-Rivière, plus particulièrement les parents des élèves fréquentant l’école gouvernementale de la région, est sous le choc depuis ce matin. Une écolière de Std VI âgée de 10 ans aurait été abusée sexuellement par le jardinier à temps partiel de l’école, qui n’est nul autre que son oncle. Le suspect, Rajoo Pillay Mamoodee, 50 ans, a été placé en état d’arrestation en fin de semaine dernière suite à une déposition formelle consignée par les parents de la victime au poste de police de Petite-Rivière. À la reprise des classes ce matin, la nouvelle a pris de l’ampleur avec une démonstration de colère des parents devant l’établissement Petite-Rivière Government School pour dénoncer le déficit en termes de sécurité.
Les témoignages recueillis sur le terrain par Le Mauricien dans la matinée indiquent que ce n’est que jeudi dernier que les parents de la jeune victime devaient prendre connaissance de l’agression sexuelle qu’elle aurait subie deux jours plus tôt. Une somme de Rs 200 retrouvée en possession de l’écolière par son enseignante devait faire éclater toute cette affaire de viol. « So miss inn telefonn mwa pou inform mwa ki finn gagn Rs 200 ar li. Kan nou finn poz li kestyon, mo tifi inn dir ki linn ramas sa kass-la. Je pense qu’à ce moment elle avait terriblement peur de dire ce qui s’était vraiment passé. En rentrant jeudi soir, sa mère et moi devions à nouveau avoir la même conversation avec elle. Se lerla ki mo tifi finn dir mwa ki tel dimounn finn donn li sa kass-la. Linn dir ki dimounn-la abitye vinn rod li lekol bonerr e ki zot al dan enn landrwa kann ki deryerr lekol », raconte le père de la victime, complètement abasourdi par ce drame.
Les parents de la fillette de 10 ans ont alors consigné une déposition formelle au poste de police de Petite-Rivière sur la base de ces dénonciations. Le suspect, Rajoo Pillay Mamoodee, 50 ans et habitant Canal-Dayot, qui est également un proche de la famille de la victime, a été appréhendé dès jeudi soir avant d’être placé en détention policière. Poursuivant son récit, le père de la victime explique qu’il ignore si ces actes obscènes ont également eu lieu dans le passé et tente de comprendre comment l’établissement scolaire a pu autoriser cet individu à récupérer sa fille pendant les heures de classe. « Dapre lord, se ver 11h ki sa dimounn la inn vinn rod mo tifi dan lekol. Me mo demann mwa kouma lekol inn kapav less li al avek sa boug la san ki zot inform mwa ou mo madam. Li byen difisil seki nou pe viv. Nou tifi ki pe gagn sa bann problem-la se nou premye zanfan », fait ressortir cet habitant de Petite-Rivière.
Depuis ce matin la tension était palpable à l’entrée de la Petite-Rivière Government School, avec des parents manifestant leur colère face à cette affaire de viol. Ils sont nombreux à dénoncer le manque de sécurité et ne parviennent toujours pas à comprendre comment les responsables de cette école ont pu remettre la fille de 10 ans entre les mains d’un homme sans en avoir informé les parents au préalable. La police de Petite-Rivière a été également mandée sur les lieux ce matin en vue de parer à toute éventualité. Des parents tentent de négocier une rencontre avec les responsables de l’établissement afin de revoir le système de sécurité à la Petite-Rivière Government School.